Meurtre de Corinne Di Dio : « Ma Dalton » condamnée à 25 ans de prison
Procès du meurtre de Corinne Di Dio : condamnation de Marie-Thérèse Garcia
Après trois semaines d’audience, Marie-Thérèse Garcia, surnommée « Ma Dalton », a été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle. La cour d’assises des Yvelines a prononcé cette sentence ce vendredi 3 juillet. Elle a été reconnue coupable du meurtre de sa belle-sœur, Corinne Di Dio, dont le corps démembré a été découvert en 1995.
Corinne Di Dio, disparue depuis le 19 juin 1995, a été retrouvée deux ans plus tard dans une malle métallique flottant sur la Seine, dans l’Eure. Le corps était démembré. Ce n’est qu’en 2023 que l’enquête a été relancée, après deux non-lieux en 2000 et 2008, faute d’éléments suffisants. Marie-Thérèse Garcia et Antonio Marquez-Gomez, l’ancien compagnon de la victime, ont été mis en examen pour ce meurtre dans le cadre d’un nouveau rebondissement.
Antonio Marquez-Gomez, absent depuis le début du procès et soupçonné de vivre sous une fausse identité en Colombie, a été jugé par défaut et a été acquitté. La condamnation de Marie-Thérèse Garcia intervient dans un contexte où le parquet général avait requis 30 ans de réclusion.
Le contexte du crime et le déroulement du procès
Le 28 juin 1995, la découverte du corps a marqué le début d’une enquête longue et compliquée. La police a mis deux ans à faire le lien avec la disparition de Corinne Di Dio. Les investigations ont abouti à deux non-lieux, en 2000 et 2008, faute d’éléments concrets. Ce n’est qu’en 2023 qu’une nouvelle étape a été franchie, conduisant à la mise en examen des deux principaux suspects.
Durant le procès, de nombreux témoins ont défilé à la barre. Certains appartiennent au milieu du grand banditisme. La majorité des témoins rencontrés aujourd’hui ont disparu ou ont du mal à fournir des détails précis en raison du temps écoulé, laissant une empreinte sur l’audience.
Les arguments des parties et les réquisitions
Avant le verdict, les deux avocates générales ont demandé aux jurés de reconnaître la culpabilité de Marie-Thérèse Garcia et de son co-accusé. Elles ont estimé que le faisceau d’indices à leur encontre était suffisant. Leur requête portait à 30 ans de prison.
La défense et ses arguments
Les avocats de Marie-Thérèse Garcia ont plaidé l’acquittement. Selon eux, aucune preuve matérielle solide ne permet de la condamner. Ils ont dénoncé une enquête mal menée, remontant aux années 1990, qu’ils considèrent incomplète et entachée d’erreurs.
Me Jérôme Goudard, l’un des avocats, a souligné que le temps, la mort de certains témoins et l’effacement des mémoires compliquaient toute investigation. Il a également évoqué une autre piste, impliquant Jean-Jacques Maurice, un ancien braqueur décédé depuis, avec qui la victime aurait eu une relation avant de le dénoncer. Selon lui, cette piste aurait mérité d’être davantage explorée.
Pour la défense, ces éléments justifiaient un acquittement, qu’ils espèrent voir prononcer par la cour.



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