Dominique Boutonnat relaxé par la cour d’appel de Versailles

La cour d’appel de Versailles a rendu une décision importante vendredi concernant Dominique Boutonnat, ancien président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Il était jugé pour une agression sexuelle présumée sur son filleul en Grèce, en août 2020.

En première instance, Dominique Boutonnat, âgé de 56 ans, avait été condamné à un an de prison ferme par le tribunal judiciaire de Nanterre. Cependant, la cour d’appel a finalement décidé de le relaxer.

La présidente de la cour a expliqué que « la culpabilité des faits d’agressions sexuelles reprochés à Dominique Boutonnat n’est pas établie ». Elle a également souligné les contradictions dans les déclarations du plaignant, ce qui a pesé dans la décision de relaxe.

En conséquence, il est relaxé de l’ensemble des faits de la prévention.

Les circonstances du procès

Lors de l’audience, Dominique Boutonnat était présent, vêtu d’une veste noire, d’une chemise bleue et d’un pantalon gris foncé. Son filleul, quant à lui, n’était pas présent. Le parquet général avait requis une peine de trois ans de prison, dont un an ferme, estimant que l’ancien président du CNC adoptait une posture de déni.

Lors des débats, l’accusé a nié les faits, tout en exprimant une meilleure compréhension de la « souffrance réelle » de son filleul. La victime, qui avait 21 ans au moment des faits, l’accuse d’avoir tenté de le masturber dans son lit après une baignade nue en Grèce. Selon lui, il aurait ensuite masturbé l’accusé pour mettre fin à ses avances.

En appel, Dominique Boutonnat a reconnu avoir pris une photo de son filleul nu à la sortie de la piscine, mais en précisant qu’il visait le paysage. Il a aussi évoqué des baisers dans la chambre, qu’il affirme être consentis et initiés par le jeune homme. Enfin, il a reconnu être entré dans la salle de bain de son filleul pour l’embrasser, dans une tentative de clarifier la situation après la nuit en question.

Une démission après sa condamnation

Ancien dirigeant influent du cinéma français, Dominique Boutonnat a dirigé le CNC de 2019 à 2024. Il était notamment chargé de la prévention des violences sexuelles dans l’industrie. Après sa condamnation en première instance en juin 2024, il avait démissionné de ses fonctions.

Ses avocates, Mes Céline Lasek et Delphine Meillet, ont indiqué dans un communiqué que « Dominique Boutonnat a été innocenté de tous les faits reprochés ». Elles ont salué une décision motivée en droit et en fait, mettant fin à une procédure qui a duré six ans. Elles ont précisé que leur client ne souhaitait pas faire de commentaire supplémentaire.

La réaction de l’avocate de la partie adverse, représentant la victime, n’a pas été communiquée.

Laisser un commentaire