Un Policier mis en examen après avoir gravement blessé un ado avec un lance-grenade
Le policier qui a tiré un lance-grenade, blessant gravement un adolescent de 14 ans dans le Val-d’Oise la semaine dernière, a été mis en examen ce mardi 6 octobre. Il fait face à des accusations de « violences par personne dépositaire de l’autorité publique suivie de mutilation ou d’infirmité permanente ».
Ce drame s’est produit à Saint-Ouen-l’Aumône, en marge d’une manifestation lycéenne. Selon le procureur de Pontoise, l’agent a été placé sous contrôle judiciaire. Il lui est interdit d’exercer ses fonctions, d’être en contact avec le public et de détenir ou porter une arme.
L’incident détaillé
Les faits se sont déroulés le 28 septembre vers 10h30 devant le lycée professionnel du Château d’Epluches. Le jeune Eden, qui participait à une manifestation, aurait confronté des policiers qui tentaient de le repousser à plusieurs reprises. Lors de l’intervention, une fonctionnaire de police a utilisé un bâton tonfa, tandis que le lycéen aurait répliqué en donnant un coup de pied à la cuisse d’un agent.
Un autre policier, qui se tenait en retrait, a alors tiré un projectile lacrymogène appelé « cougar » en direction du jeune homme, de façon horizontale. Selon ses déclarations, il aurait réagi face à la résistance du lycéen, qui persistait à s’approcher, ainsi qu’au coup de pied porté à un collègue. Il affirme n’avoir disposé que d’une fraction de seconde pour agir afin de protéger ses collègues et lui-même.
Les blessures de l’adolescent
Le projectile a touché Eden au visage, le faisant chuter. Il a été transporté aux urgences du centre hospitalier de Pontoise, où l’on a constaté plusieurs graves blessures. La victime a perdu plusieurs dents, dont certaines ont été extraites, et a subi une fracture mandibulaire qui a été opérée. Des fractures et des avulsions de dents ont également été recensées, nécessitant un suivi odontologique prolongé.
Les investigations médico-légales ont confirmé ces lésions, mais la prise en charge médicale est encore en cours. Le médecin légiste indique qu’il est trop tôt pour déterminer si des séquelles permanentes seront constatées, avec une incapacité totale de travail estimée à 30 jours, sous réserve de complications.



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