Invasion numérique étrangère : LFI sous la menace d’une enquête judiciaire

Une action judiciaire suite à une ingérence numérique étrangère visant LFI

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé ce mercredi 20 mai à l’Assemblée nationale qu’une procédure judiciaire était en cours. Cette démarche concerne des suspicions d’ingérence numérique venue de l’étranger, visant plusieurs candidats de La France Insoumise (LFI) lors des élections municipales de mars dernier.

Il a précisé que le juge judiciaire a été saisi dans cette affaire. Un rapport détaillé sera publié, et le juge électoral déterminera s’il y a eu une altération du scrutin ou non. La transparence du gouvernement sur cette affaire a été soulignée, avec l’engagement de rendre public le rapport sur les ingérences constatées durant la campagne.

Une opération d’ingérence depuis Israël

Selon les informations dévoilées le 10 mars par Viginum, le service chargé de lutter contre les manipulations en ligne, une opération d’ingérence numérique en provenance d’Israël a ciblé trois candidats de LFI aux municipales : Sébastien Delogu à Marseille, François Piquemal à Toulouse, et David Guiraud à Roubaix.

Des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux

Les candidats ont rapporté avoir été victimes de campagnes de déstabilisation. Sébastien Delogu a raconté lors d’une conférence de presse que des affiches avec son nom et un QR code renvoyant à de fausses accusations de viol avaient été placées dans la ville de Marseille. Il a également évoqué la circulation de fausses informations sur ses réseaux sociaux.

De son côté, François Piquemal a mentionné la création de pages sur des réseaux sociaux colportant des rumeurs infondées, la divulgation de ses mots de passe et la diffusion de faux visuels de campagne, notamment sur des sites de vente en ligne comme Vinted, lors des élections à Toulouse.

Les candidats demandent des mesures pour préserver la présidentielle de 2027

Les deux candidats insoumis ont appelé le gouvernement à agir rapidement. Ils insistent sur la nécessité de protéger la prochaine élection présidentielle contre toute ingérence étrangère susceptible de mettre en danger le processus démocratique.

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