L’Ex-Maire de Saint-Étienne condamné à 4 ans pour chantage sex tape

L’ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, a été condamné en appel à quatre ans de prison ferme. Cette décision concerne une affaire de chantage à la sextape contre son premier adjoint, Gilles Artigues.

Une affaire sans précédent

Le 10 septembre, la cour d’appel de Lyon a prononcé cette condamnation pour Gaël Perdriau, qui cherchait à être innocenté. La justice a retenu sa responsabilité dans l’organisation d’un chantage sur fond politique, en utilisant une vidéo compromettante. Lors du procès, il a été confirmé que l’ancien maire avait fait chanter Gilles Artigues, avec une vidéo tournée à son insu, montrant ce dernier lors d’une soirée intime avec un escort boy.

Ce montage vidéo a été utilisé pour faire pression sur Gilles Artigues, afin de freiner ses ambitions politiques. Après plusieurs années de chantage, l’affaire a été révélée en août 2022 par Mediapart.

Les détails du montage et du chantage

Pour piéger Gilles Artigues, trois proches de Gaël Perdriau ont mis en place un plan élaboré. Fin 2014, Gilles Artigues et un autre homme, Samy Kéfi-Jérôme, se rendent à Paris pour une réunion. Lors de cette soirée, Gilles Artigues découvre Samy Kéfi-Jérôme avec une connaissance, qui s’avère être un escort boy recruté à l’avance.

Le professionnel est filmé à son insu lors d’un massage à caractère sexuel. Les images ont été montées par Gilles Rossary-Lenglet, un ancien compagnon de l’escorte, puis remises à Samy Kéfi-Jérôme. Ce montage a servi de levier pour faire du chantage durant plusieurs années.

Ce n’est qu’en août 2022 que l’affaire a été révélée publiquement, mettant fin à cette longue période de pression et de manipulation.

Les protagonistes et leur rôle

Pour orchestrer cette opération, Gaël Perdriau s’est appuyé sur trois proches : son ex-directeur de cabinet, Pierre Gauttieri, un ancien adjoint à l’Éducation, Samy Kefi-Jérôme, et l’ex-compagnon de ce dernier, Gilles Rossary-Lenglet. Ces individus ont mis en place un plan machiavélique pour faire chanter Gilles Artigues et faire obstacle à ses ambitions politiques.

Les suites judiciaires

Lors du procès en appel, la justice a confirmé la culpabilité de Gaël Perdriau. La condamnation à quatre ans de prison ferme implique qu’il sera immédiatement incarcéré. L’avocat de la victime, Maître André Buffard, a précisé que la peine prononcée était de cinq ans, dont une année avec sursis, lors de la première instance. La décision en appel a toutefois durci la sanction.

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