Enquête choc contre Anne Hidalgo et Contre Emmanuel Grégoire pour violences dans le périscolaire

Une enquête ouverte suite à des plaintes contre Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire

La procureure de la République du tribunal de Paris, Laure Beccuau, a annoncé ce jeudi 10 septembre l’ouverture d’enquêtes suite à des plaintes déposées contre Anne Hidalgo, ancienne maire de Paris, et Emmanuel Grégoire, actuel maire de la capitale. Ces démarches font suite à des accusations de violences dans le cadre du périscolaire.

Plusieurs familles ont porté plainte après avoir été informées de cas de violences sexuelles et d’attouchements sur des enfants inscrits dans les écoles périscolaires de Paris. Depuis le début de l’année, 132 animateurs ont été suspendus ou évincés des établissements, dont 52 pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes. Par ailleurs, plus de 200 enquêtes pénales sont en cours dans les écoles primaires et crèches de la ville.

La procureure a précisé : « Les plaintes ont été reçues et les enquêtes ont été ouvertes. » Elle a ajouté que plusieurs signalements, venant de différentes familles, ont été regroupés pour permettre des investigations approfondies.

Une plainte récente et des accusations graves

La dernière plainte, déposée vendredi, concerne une quinzaine de familles qui dénoncent des violences et des atteintes sexuelles touchant leurs enfants. Parmi eux, Patrick Bloche, ancien responsable des affaires scolaires à l’Hôtel de Ville et premier adjoint d’Anne Hidalgo jusqu’en 2026, est également visé par ces accusations.

Les familles, regroupées autour du collectif MeTooEcole, réclament que la justice examine ce que les responsables savaient des dysfonctionnements dans le périscolaire. La plainte évoque notamment la mise en danger délibérée d’autrui, la non-assistance à personne en danger, ainsi que la non-dénonciation d’infractions concernant des enfants parfois âgés de deux à quatre ans.

Les critiques envers Anne Hidalgo se concentrent sur ses inactions face à ces révélations, qui ont également suscité des accusations dans la presse d’avoir tenté de dissimuler l’affaire durant son mandat. La maire a récemment déclaré partager la douleur des familles, sans toutefois présenter d’excuses.

De son côté, Emmanuel Grégoire a annoncé la mise en place d’un plan de lutte contre les violences sexuelles dans le périscolaire, doté d’un budget de 20 millions d’euros.

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