Samuel Paty : l’homme condamné retrouvé en liberté au Parc Astérix suscite la colère

La sœur de Samuel Paty, Mickaëlle Paty, a exprimé sa colère après l’interpellation d’un homme condamné dans le cadre de l’assassinat de son frère. L’incident s’est produit vendredi au Parc Astérix, où l’individu a été contrôlé par la police.

Une arrestation qui choque

Azim Epsirkhanov, âgé de 25 ans, a été retrouvé sur le parking du parc. Il avait été condamné en 2024 à 16 ans de prison pour complicité dans l’assassinat du professeur Samuel Paty, décapité en 2020 par un terroriste islamiste. Après avoir passé plus de cinq ans en détention, il est sorti en avril dernier, puis sa peine a été revue à la baisse lors du procès en appel en mars, à sept ans de prison pour association de malfaiteurs, sans reconnaissance du motif terroriste.

Ce lundi, il a été condamné à une peine de prison ferme d’un an pour avoir violé son assignation à résidence. Lors de l’interpellation, il se trouvait sur un parking du Parc Astérix, en dépit des restrictions qui lui avaient été imposées.

Une situation jugée inadmissible

La sœur de Samuel Paty dénonce une situation « grotesque » et « très choquante ». Elle explique qu’il est inacceptable que cet homme « continue à profiter de la vie et à jouir de plaisirs alors que son frère ne peut plus ». Elle trouve également difficile à accepter qu’il se trouve dans un lieu de loisir, alors qu’il aurait dû respecter les restrictions qui lui avaient été imposées.

Elle se remémore également une scène marquante lors du procès en appel, où le jeune homme a appris l’allègement de sa peine, et s’est tourné vers un coaccusé en disant : « C’est fini frère ! ». Pour Mickaëlle Paty, cette réaction témoigne d’un profond décalage avec la gravité du projet terroriste, qu’elle a du mal à comprendre.

Une justice perçue comme trop clémente

Elle dénonce également ce qu’elle considère comme une « clémence incompréhensible » de la justice française. Selon elle, son frère « a été abandonné après sa mort » et elle s’étonne de voir cet homme se déplacer aussi librement. Elle regrette que ses violations répétées de l’assignation à résidence n’aient pas été suffisamment prises en compte.

Azim Epsirkhanov a déjà quitté le département à plusieurs reprises, parfois en pleine nuit, sans que cela ne soit suffisamment sanctionné selon la justice. Il conteste également la décision préfectorale qui lui impose une obligation de quitter le territoire français, car il la considère comme injustifiée.

Une inquiétude persistante

La mère de Samuel Paty, Mickaëlle Paty, exprime son incompréhension face à la situation. Elle souligne la difficulté à accepter que cet homme, impliqué dans une affaire aussi grave, puisse continuer à se déplacer librement. Elle considère que sa famille a été laissée à l’abandon et critique la réponse de la justice, qu’elle estime trop indulgente.

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