Affaire Jubillar : les ossements de Delphine toujours protégés en attendant la suite

Au début du mois de septembre, l’affaire Jubillar évolue avec une décision importante. Après la découverte des ossements de Delphine Aussaguel dans un champ de Mailhoc, dans le Tarn, les barrières qui entourent encore la parcelle restent en place. L’arrêté municipal qui interdisait l’accès aux chemins de Lobre et du Fraysse, pris par les communes de Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère, devait expirer le 31 août. Cependant, il a été prolongé jusqu’à la fin septembre, selon La Dépêche du Midi.

Pourquoi l’accès au champ reste interdit

Avant cette prolongation, l’ambiance sur place était très différente. Après les fouilles judiciaires, le site avait attiré de nombreux curieux. Certains venaient simplement observer, d’autres tentaient de s’approcher malgré l’interdiction. Aujourd’hui, le calme est revenu, mais les autorités préfèrent rester prudentes. Patrick Bousquié, maire de Villeneuve-sur-Vère, explique que la justice souhaite que « le site ne soit pas foulé par n’importe qui ». Cette mesure vise à éviter de nouveaux attroupements ou visites non autorisées.

Des restes retrouvés à Mailhoc

Le maintien des barrières s’explique par le contexte sensible de cette affaire. Le 16 juillet dernier, des gendarmes avaient découvert des ossements dans ce champ. La piste avait été suivie après que Cédric Jubillar, l’époux de la victime, eut indiqué dans une lettre à son avocat qu’il était responsable de la mort de son épouse. Les analyses avaient confirmé qu’il s’agissait bien de restes de Delphine Aussaguel.

Pour l’instant, rien ne prouve que de nouveaux ossements ont été trouvés. La prolongation de l’arrêté ne signifie pas qu’une nouvelle opération de recherches est prévue. Diane Beucler, nouvelle responsable des gendarmes du Tarn, précise que cette décision vise surtout à préserver la tranquillité publique, et non à poursuivre les investigations.

Une situation plus calme à Mailhoc

Après la fouille, la parcelle était devenue un lieu de curiosité. Des visiteurs s’y rendaient pour prendre des photos, malgré le fait que le terrain était privé et protégé. Des patrouilles avaient été mises en place pour éviter intrusions et rassemblements. Aujourd’hui, la situation a changé. L’agriculteur propriétaire, surnommé Léo, indique que « la suite de l’été a été calme autour du champ ».

De leur côté, les autorités constatent que les voitures et les visiteurs se font beaucoup plus rares. Cependant, Diane Beucler insiste sur le fait que cette situation ne doit pas être considérée comme une victoire. Si une nouvelle prolongation s’avérait nécessaire, les communes pourraient à nouveau intervenir. L’objectif reste de préserver la tranquillité du secteur et d’empêcher que ce champ ne redevienne un lieu de passage ou de curiosité excessive.

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