Les saisies insolites de la douane cet été révélées

Les saisies étonnantes de la douane cet été

La douane française a réalisé cet été de nombreuses saisies d’animaux, dont certains particulièrement insolites. Au total, 138 animaux ont été confisqués, dont 44 étaient encore vivants.

Le trafic d’animaux représente le quatrième commerce clandestin mondial, juste après celui de la drogue, des êtres humains et des armes. Ce marché noir pèse entre 7 et 23 milliards de dollars chaque année à l’échelle mondiale. La France, en tant que pays de transit et de destination, joue un rôle important dans ce trafic, notamment grâce à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, où de nombreuses saisies sont effectuées, explique Fabrice Gayet, contrôleur principal des douanes et référent national de la CITES.

Des animaux insolites saisis à Roissy

En août, les douaniers ont découvert un trafic particulier : 32 scorpions de plus de dix centimètres, probablement destinés à des collectionneurs amateurs. Un de ces scorpions, un empereur, s’est échappé d’un colis à double fond. Après un long voyage depuis le Ghana, seuls 17 ont survécu.

Les douaniers ont aussi trouvé des animaux marins séchés en provenance de Chine, destinés à la pharmacopée asiatique. Vingt hippocampes étaient dissimulés dans un autocuiseur à riz, et 45 concombres épineux dans une boîte. Plus surprenant encore, deux têtes d’alligator naturalisées ont été retrouvées voyageant de Los Angeles à Tahiti dans une valise.

Une quantité importante d’animaux saisis

En 2025, la douane a saisi près de 18 000 spécimens protégés, dont 200 animaux vivants. Parmi eux, des iguanes ligotés transportés en ferry depuis le Suriname vers la Guyane, probablement pour la consommation ou comme animaux de compagnie. Des perroquets, souvent achetés pour égayer la maison, ont aussi été saisis : six petits perroquets ont été trouvés en juillet dans une voiture, entassés dans une cage. Deux aras ont été remis à un parc zoologique, tandis qu’un gris du Gabon a été confié à une famille d’accueil.

Aucun des voyageurs contrôlés ne détenait de justificatifs pour ces animaux, qui sont inscrits à la CITES. Ils risquent des amendes pouvant atteindre deux fois la valeur de l’animal ou plus, selon les cas. La même année, la douane a effectué 576 constatations dans ce cadre, pour un total d’environ 18 000 animaux protégés saisis, dont 200 vivants.

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