Martine Compain Épargnée par la Justice dans l’Affaire Thorigné-sur-Dué

La décision de la Cour de Cassation concernant Martine Compain

Martine Compain, l’ex-épouse de Dany Leprince, ne sera pas mise en examen dans l’affaire du quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué (Sarthe) en 1994. La Cour de Cassation a confirmé cette décision ce mercredi 13 mai.

Dans cette affaire, Dany Leprince a été condamné à la perpétuité en 1997, trois ans après les faits. Depuis, il a été libéré et continue de clamer son innocence. Il a sollicité une révision de son procès. Sa nièce Solène Leprince et son frère Alain avaient, pour leur part, déposé un pourvoi, estimant que l’implication de l’ex-épouse de Dany Leprince n’avait pas été suffisamment examinée lors de l’enquête.

La Cour de Cassation a rejeté leur demande, car leur pourvoi ne remplissait pas les conditions d’admission. Les avocats de Martine Compain se sont réjouis de cette décision, soulignant qu’elle n’avait jamais été mise en cause durant plus de 30 ans de procédure. Selon eux, elle a été exposée à des accusations sans fondement et injustifiées.

Les avocats ont ajouté que la justice doit désormais tirer toutes les conclusions nécessaires et mettre fin à une persécution qui dure depuis trop longtemps.

Quelle suite pour Dany Leprince ?

En l’état, cette décision implique que Martine Compain restera, sauf rebondissement, sous le statut de témoin assisté durant l’enquête. Ce statut lui permet d’accéder au dossier et d’être accompagnée par des avocats, tout en étant moins impliquée qu’une personne mise en examen.

En septembre 1994, les corps de Christian Leprince, de son épouse Brigitte, et de leurs deux filles, Sandra et Audrey, avaient été retrouvés assassinés dans leur maison de Thorigné-sur-Dué, dans la Sarthe. Très vite, Dany Leprince, frère de Christian et voisin des victimes, est devenu le principal suspect. Il lui devait de l’argent et avait été arrêté peu après le massacre.

Après 46 heures de garde à vue, Dany Leprince avait reconnu le meurtre de son frère, avant de se rétracter. En 1997, il a été condamné à la réclusion à perpétuité, avec une sûreté de 22 ans. Sa demande de révision, après une première rejetée, doit être examinée à nouveau par la Cour de Cassation le 2 juillet prochain.

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