Six néonazis condamnés pour trafic d’armes à Paris

Six néonazis condamnés à Paris pour trafic d’armes

Ce vendredi, un tribunal correctionnel de Paris a prononcé des condamnations contre six hommes, impliqués dans un trafic d’armes lié à une mouvance d’ultradroite pronazie. Ces individus, âgés de 22 à 61 ans, ont été jugés après huit jours d’audience.

Les cinq jeunes hommes, âgés de 22 à 25 ans, ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs terroriste. Ils ont reçu des peines allant de 2 à 7 ans de prison. Parmi eux, deux anciens militaires sont notamment visés par ces accusations, qui évoquent des projets violents contre diverses communautés telles que les juifs, les musulmans, la communauté LGBTQ+ ou encore la gauche.

Le sixième condamné est un ancien policier retraité de 61 ans. Il a été condamné uniquement pour trafic d’armes. L’enquête indique qu’il n’avait pas conscience que les armes qu’il fournissait pouvaient servir à commettre des attentats. Sa peine s’élève à cinq ans de prison, dont 25 mois avec sursis probatoire pendant trois ans. La partie ferme de sa condamnation sera exécutée sous bracelet électronique.

Des peines sévères pour des projets violents

Le plus jeune des condamnés, né d’une mère japonaise et d’un père marocain, a écopé de sept ans de prison avec une période de sûreté de deux tiers. Lors de l’audience, il a exprimé son rejet du métissage tout en affirmant qu’il conservait certaines idées ultradroites malgré une déviation partielle.

Un autre homme, considéré comme le principal organisateur du trafic, a également été condamné à sept ans d’emprisonnement. Il n’y aura pas de période de sûreté, mais un suivi sociojudiciaire de quatre ans. Lors de ses déclarations précédentes, il expliquait avoir été élevé dans un environnement marqué par le pétainisme, l’antisémitisme et le traditionalisme catholique.

Les trois autres prévenus ont été condamnés à des peines allant de deux à quatre ans de prison, dont certains avec une mise à l’épreuve sous bracelet électronique. L’un d’eux, condamné à quatre ans, ne s’était pas présenté à l’audience et fait l’objet d’un mandat d’arrêt.

Une idéologie radicale au centre du dossier

Les réquisitions du 1er juillet ont souligné l’idéologie radicale des prévenus, basée sur un racisme primaire, de l’antisémitisme et de l’homophobie, exprimée sur les réseaux sociaux jusqu’à leur arrestation en 2023. La procureure a également rappelé leur admiration pour des tueurs de masse comme Anders Breivik et Brenton Tarrant, responsables de la mort de près de 130 personnes en 2011 et 2019.

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