Un Ancien facteur condamné à 30 ans pour viol à Metz

Un ancien facteur condamné à 30 ans de prison pour viol à Metz

Un homme, déjà connu de la justice, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans la nuit de mercredi à jeudi par la cour d’assises de la Moselle. La peine comprend également une période de sûreté de 20 ans.

Le condamné, Farid Lehmann, 42 ans, a été reconnu coupable du viol d’une femme chez elle à Metz. Il s’agit d’un nouveau volet dans une série d’affaires similaires auxquelles il a été mêlé par le passé.

Le 4 décembre 2022, l’homme s’est présenté chez une femme de 28 ans, vers 6 heures du matin, en se faisant passer pour un policier. Dès l’ouverture de la porte, il l’a bousculée, maîtrisée et menacée avec un couteau de 30 centimètres.

Il a ensuite imposé une fellation à la victime, puis l’a violée de manière « ultra violente », selon le rapport de l’enquête. Le suspect a également attaché la jeune femme à l’aide de son pyjama.

Cagoulé, ganté, et sentant l’alcool et la cigarette, il est parti vers 9 heures. Les forces de l’ordre ont pu le retrouver grâce à leur enquête, notamment en s’intéressant aux facteurs qui travaillaient dans le quartier, et dont il faisait partie.

Un casier judiciaire lourd

Farid Lehmann possède déjà un lourd passé judiciaire. En 2002, alors mineur, il avait été condamné à sept ans et demi de prison pour un viol avec violence. En 2009, il avait écopé de 15 ans de réclusion pour un viol avec arme.

Ce passé a permis aux enquêteurs de le soupçonner rapidement. La confirmation est venue grâce à son ADN, retrouvé sur le pyjama de la victime, ainsi que par un couteau similaire à celui décrit par la femme, retrouvé dans sa voiture.

Lors du procès, l’avocat général Christophe Jakubowski a souligné les « similitudes entre les procédures » impliquant l’accusé, notamment des viols commis toujours dans les mêmes circonstances, chez les victimes à leur domicile.

Les agressions étaient caractérisées par leur violence et leur préparation. Le magistrat a décrit un mode opératoire où l’agresseur utilisait la lumière éteinte, cagoulé ou masqué, et prenait des précautions pour effacer ses traces. Il s’inspirait, selon lui, des scénarios de films pornos retrouvés en grande quantité sur son ordinateur, ce qui témoignait d’un certain délectation pour ces images.

Les agressions sont devenues de plus en plus sordides et mieux préparées, a relevé le magistrat.

Concernant Farid Lehmann, son avocat Ulysse Gobert avait plaidé l’acquittement, arguant qu’il ne serait pas le violeur et affirmant qu’il s’était fait voler une paire de gants, ce qui expliquerait la présence de son ADN sur les lieux.

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