Scandale à Auch : une substitut visée par une enquête pour défaillances dans l’affaire lyhanna

Une enquête administrative contre une substitut du parquet d’Auch

Suite à un rapport d’inspection pointant des « défaillances » dans la gestion de l’enquête sur la mort de la petite Lyhanna, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé ce lundi soir le lancement d’une procédure disciplinaire contre une substitut du parquet d’Auch.

Cette décision intervient après la publication d’un rapport interne qui a mis en lumière des erreurs dans le traitement des plaintes déposées contre Jérôme Barella, principal suspect dans cette affaire.

Selon le ministre, cette procédure disciplinaire concerne une magistrate qui, jusqu’à présent, ne peut plus traiter de dossiers concernant des mineurs. La procédure, contradictoire, permettra à la magistrate incriminée de se défendre. Elle devrait se conclure d’ici la fin de l’été. À l’issue, le ministre proposera une sanction au Conseil supérieur de la Magistrature, qui devra donner son avis.

En parallèle, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que deux gendarmes impliqués dans cette enquête seront mutés et ne pourront plus exercer dans la police judiciaire.

Le gouvernement met en avant des responsabilités personnelles

Gérald Darmanin insiste sur le fait que les erreurs relevées relèvent d’« erreurs individuelles » plutôt que de manquements liés à des moyens insuffisants. Pour lui, ces défaillances sont le résultat de fautes personnelles, aussi bien chez les gendarmes que chez les magistrats.

Il a déclaré à la télévision que chacune des parties a une part de responsabilité. Il a aussi précisé que son rôle était de faire respecter l’état de droit tout en exerçant une pression « saine » sur les procureurs généraux. Selon lui, tous n’ont pas toujours agi de manière optimale dans cette affaire.

Malgré ces mesures, le ministre de la Justice refuse de démissionner. Sa décision d’engager une procédure disciplinaire contre la magistrate a suscité la critique de l’opposition, qui dénonce une tentative de chercher un « bouc émissaire » plutôt qu’une véritable remise en question.

Une députée de gauche a notamment exprimé son mécontentement, estimant que cela n’apporte pas de solution durable au problème de fond.

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