Les Parents d’Angela réclament justice en France face au refus du Portugal
Les parents d’Angela réclament justice en France
Les parents d’Angela Legobien, dernière compagne de Cédric Prizzon, demandent que leur fille soit jugée en France. Actuellement, le suspect, qui est aussi le meurtrier présumé, est détenu au Portugal. La justice portugaise refuse en effet de se dessaisir du dossier, malgré un mandat d’arrêt européen émis par la France.
Une détention prolongée au Portugal
Cédric Prizzon est en détention provisoire au Portugal depuis près de trois mois. Soupçonné du double homicide de sa précédente compagne et de sa nouvelle partenaire, il a été placé en garde à vue le 25 mars dernier. La France souhaite le faire extrader, mais les autorités portugaises s’y refusent, arguant que le crime a été commis sur leur territoire.
Les familles en difficulté face à l’enquête
Le lundi 15 juin, les parents d’Angela ont pris la parole pour dénoncer leur situation. La mère de la jeune femme explique qu’elle n’a reçu aucune information sur l’avancement de l’enquête. Elle déplore également le fait de ne pas avoir été entendue par la justice portugaise. Elle raconte : « Elle est morte, et on ne sait pas où elle est morte. On n’existe pas pour le Portugal, personne ne nous a dit de venir identifier le corps de notre fille. »
Une justice qui ne semble pas s’intéresser à la France
Malgré le mandat d’arrêt français, la justice portugaise considère que le suspect doit être jugé dans leur pays. La justice française avait mis en place un mandat d’arrêt dès l’enlèvement de la victime. Cependant, le Portugal affirme que le crime s’est produit sur leur territoire, ce qui bloque toute extradition.
Me Cédric Galandrin, avocat de la famille d’Angela, critique cette position. Il souligne que toute la préméditation aurait eu lieu sur le sol français, ce qui pourrait justifier une enquête et un jugement en France. Selon lui, le Portugal ne semble pas vouloir s’impliquer dans cette démarche.
Un procès aux enjeux importants
Les parents d’Angela craignent que le procès de Cédric Prizzon se déroule au Portugal. Si leur fille est reconnue coupable, la peine maximale encourue serait de 25 ans d’emprisonnement. En revanche, en France, le suspect pourrait risquer la réclusion à perpétuité.



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