Patrick Bruel : ses anciennes déclarations sur ses fans refont surface
Un « devoir de réserve » avec ses fans : 20 ans plus tard, ces propos de Patrick Bruel font réfléchir
Alors que Patrick Bruel a été mis en examen pour violences sexuelles suite à une garde à vue, certaines de ses anciennes déclarations refont surface sous un nouveau jour. L’artiste, qui nie les accusations et bénéficie de la présomption d’innocence, s’était déjà exprimé il y a plus de vingt ans sur sa relation avec ses admiratrices et sur les limites qu’il estimait devoir respecter.
Dans les années 1990, Patrick Bruel avait évoqué un phénomène marqué dans la mémoire collective : la fameuse Bruelmania. À cette époque, peu de chanteurs français parvenaient à susciter une telle ferveur. Cependant, il n’a jamais été totalement à l’aise avec certaines descriptions associées à cette période. Lors d’une interview sur le plateau de « On ne peut pas plaire à tout le monde » en septembre 2002, il avait réagi lorsque Marc-Olivier Fogiel avait parlé d’« hystérie » chez ses fans. Bruel avait alors trouvé ce terme « un peu fort ».
Les admiratrices à son domicile ?
Contrairement à l’image romantique souvent donnée de fans passionnées, Patrick Bruel expliquait ne pas avoir toujours apprécié ces intrusions dans sa vie privée. Il disait : « Ce n’était pas les gens les plus sympas ». Plus tard, il insista sur la différence entre passion et envahissement : « Les gens qui sont venus en bas de chez moi n’ont jamais été des gens très sympas. »
La conversation a ensuite pris une tournure plus légère lorsque Marc-Olivier Fogiel lui a demandé s’il avait déjà laissé certaines admiratrices entrer chez lui. Bruel a rapidement balayé cette idée, affirmant : « Non mais non en l’occurrence ». C’est à ce moment-là qu’il a prononcé une phrase qui résonne encore aujourd’hui : « Non, mais je me suis accordé un certain devoir de réserve très souvent. »
« La Bruelmania » : un terme « un peu fort »
Patrick Bruel considérait même l’expression « Bruelmania » comme injuste. Il la trouvait « un terme pathologique très très violent pour définir l’enthousiasme ». Pour lui, derrière l’engouement médiatique et les cris, il y avait surtout des échanges personnels avec ses fans. Il évoquait notamment les milliers de courriers qu’il recevait au fil des années, avec des témoignages parfois bouleversants.
Selon lui, la musique pouvait jouer un rôle essentiel dans la vie de ses auditeurs. Il racontait qu’une chanson pouvait apporter chaleur, réconfort ou aider quelqu’un dans un parcours difficile. Mais dès que la discussion abordait les admiratrices qui attendaient souvent devant chez lui, le ton devenait plus sérieux. Bruel reconnaissait que cette situation avait parfois été difficile à vivre, confiant : « Ah oui, à l’époque oui, c’était un peu complexe. »



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