Meurtre d’Agnès Lassalle : le procès choc d’un élève mineur
Le procès de l’élève accusé du meurtre d’Agnès Lassalle débute
La cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques commence, ce mardi, une audience de quatre jours à huis clos pour juger l’auteur présumé du meurtre d’Agnès Lassalle. La professeure d’espagnol, âgée de 53 ans, avait été poignardée en plein cours le 22 février 2023 dans un lycée de Saint-Jean-de-Luz, par un élève de 16 ans.
Le jeune homme, aujourd’hui âgé de 19 ans, risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. Toutefois, la décision sur sa peine dépendra principalement de l’évaluation de son état psychiatrique, qui sera au centre des débats durant le procès.
Un dossier complexe sans mobile clair
Selon ses déclarations, l’ancien lycéen affirme avoir été poussé à agir par « une petite voix dans sa tête ». Lors de l’agression, il a utilisé un couteau de 18 centimètres pour frapper la professeur d’espagnol, dans un geste décrit comme « rapide, fluide, sans hésitation » par le procureur de Bayonne à l’époque.
Après les faits, le jeune homme a subi trois expertises psychiatriques différentes. La première estime qu’il est pleinement responsable de ses actes, la seconde considère qu’il a une responsabilité partielle, et la troisième, rendue en novembre 2024, conclut à une perte totale de discernement.
“Nous avons trois analyses qui ne parviennent pas à se mettre d’accord. Comment voulez-vous décortiquer rationnellement un geste face à un accusé qui vous parle avec une petite voix de trouble mental… C’est là toute la complexité de ce dossier, parce qu’il n’y avait aucun mobile. En revanche, l’énigme sur le plan psychiatrique, elle est clairement posée”, explique son avocat Maître Thierry Sagardoytho.
Ces contradictions entre les experts rendent le procès d’autant plus difficile. Plusieurs spécialistes seront appelés à expliquer le geste de l’accusé, face à des juges et jurés qui doivent établir sa responsabilité.



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