Le Pole Cold Case redémarre l’enquête sur la mort mystérieuse de Robert Boulin
Le pôle « Cold Case » pourrait reprendre l’enquête sur la mort de Robert Boulin
Depuis plus de quarante-six ans, la famille de l’ancien ministre du Travail de Valéry Giscard d’Estaing conteste la thèse du suicide. Elle pense que Robert Boulin a été victime d’un assassinat politique. Le pôle national « Cold Case », spécialisé dans les affaires non élucidées, devrait bientôt prendre en charge cette enquête.
Une décision attendue dans l’affaire Boulin
Les investigations sur la mort de Robert Boulin pourraient connaître un nouveau tournant. Selon une information de BFMTV du 17 avril, le tribunal judiciaire de Nanterre pourrait confier le dossier au pôle « Cold Case ». La famille de l’ancien ministre, qui réclame depuis des mois cette reprise, voit cette étape d’un bon œil.
Les procureurs de Versailles et de Nanterre ont confirmé avoir pris des réquisitions en ce sens. La décision finale reviendra au juge d’instruction chargé de l’affaire.
Des éléments nouveaux alimentent la controverse
En 2015, le parquet de Versailles avait déjà ouvert une information judiciaire pour « arrestation, enlèvement, séquestration suivie de mort ou assassinat ». Malgré cela, les investigations n’ont pas permis de faire toute la lumière, malgré l’apparition de nouveaux témoignages.
Désormais, ce seront les magistrats spécialisés du pôle « Cold Case » qui tenteront d’éclaircir cette affaire. Créé en 2022, ce pôle a pour mission d’instruire les dossiers criminels complexes qui traînent depuis des années, voire des décennies.
La fille de Robert Boulin, Fabienne Boulin, a exprimé sa satisfaction quant à ce transfert vers des magistrats spécialisés. Elle espère qu’ils pourront enfin mener une enquête approfondie.
Les enjeux politiques et les mystères entourant la décès
Robert Boulin, figure gaulliste de la Cinquième République, avait été ministre du Travail sous Raymond Barre. Son corps avait été retrouvé au petit matin du 30 octobre 1979 dans l’étang Rompu, en forêt de Rambouillet (Yvelines).
Initialement, les enquêteurs avaient conclu à un suicide. Selon eux, le ministre se serait donné la mort en raison d’un scandale médiatique lié à l’achat d’un terrain à Ramatuelle (Var).
Avec le temps, cette hypothèse a été remise en question. De nombreux éléments, y compris des témoignages, ont suggéré qu’il pourrait s’agir d’un assassinat. La famille Boulin affirme que Robert Boulin aurait été victime d’un assassinat politique, dans un contexte de guerre au sein de la droite.
Plusieurs témoins ont évoqué le rôle du Service d’action civique (SAC), une organisation gaulliste connue pour ses interventions musclées, dissoute en 1981 après une série de morts suspectes. Cette piste alimente encore aujourd’hui les spéculations sur les causes de la mort du ministre.



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