« Je pensais avoir perdu mon bras » : électrocutée à 33 000 volts en montgolfière, elle témoigne dix ans après
Un selfie souriant à 600 mètres d’altitude, puis l’horreur en quelques secondes. En mai 2016, Rebecca Hay, alors âgée de 22 ans, s’envole en montgolfière au-dessus de l’Angleterre sans se douter que l’engin va percuter une ligne à haute tension. Dix ans plus tard, la jeune mère britannique raconte pour la première fois en détail ce qu’elle a vécu ce jour-là. Son témoignage révèle une addition de traumatismes bien plus lourde que les seules brûlures.
Un accident qui vire au cauchemar en plein vol
Ce matin de mai 2016, la montgolfière survole la campagne anglaise près d’Earls Barton lorsque Rebecca Hay aperçoit les lignes électriques se rapprocher. « Instinct got me into a brace position », a-t-elle confié, décrivant ces secondes où elle comprend que la collision est inévitable. Un choc de 33 000 volts traverse alors la nacelle, un peu comme dans ces accidents impliquant des lignes à haute tension qui tournent rarement en faveur des occupants.
L’électricité contracte chaque muscle de son corps, sa tête part en arrière, sa mâchoire se bloque. Elle parvient malgré tout à se relever et découvre que le panier et son propre legging sont en flammes. Ce type de sinistre en plein ciel n’est pas isolé : d’autres accidents aériens dramatiques, comme ce drame survenu lors du tournage d’un film impliquant une montgolfière, rappellent combien ces engins restent vulnérables. Rebecca croit un instant avoir perdu son bras, faute de sensation dans le membre.
Des mois de brûlures, une hospitalisation qui change tout
La montgolfière finit par se poser dans un champ. Les secours transportent Rebecca Hay par hélicoptère vers un hôpital de Birmingham, en état de choc hypovolémique. Le bilan est lourd : plus de 20 % de brûlures au troisième degré, sur le visage, les mains, les jambes, les coudes et les fesses, sans peau restante à certains endroits.
S’ensuivent des mois de pansements, de greffes de peau et de douleurs constantes, un parcours qui n’est pas sans rappeler d’autres histoires de patients confrontés à des séquelles physiques lourdes. Sa mère doit la laver, son compagnon Brett refaire ses pansements. « Being alive and being okay turned out to be two completely different things », résume-t-elle. Comme dans ces témoignages de séquelles physiques et psychologiques durables, le corps guérit avant l’esprit.
Source : Le tribunal du net



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