Florence Porcel se confie après l’affaire PPDA : son combat et sa vérité

Florence Porcel se confie sur sa vie depuis sa plainte contre Patrick Poivre d’Arvor

En 2021, Florence Porcel a lancé l’affaire Patrick Poivre d’Arvor en déposant une plainte pour viols. Peu après, quarante-cinq autres femmes ont également accusé le journaliste de faits similaires, tels que viols, agressions sexuelles et harcèlement. Patrick Poivre d’Arvor, âgé de 78 ans, nie toujours les accusations et a été mis en examen en 2023.

Depuis trois ans, Florence Porcel a mené une enquête pour mieux comprendre l’impact de ces dénonciations sur la vie des plaignants. Elle en a raconté les résultats dans un livre publié le 9 septembre 2026, intitulé Parler ou se taire. Ce qu’il en coûte de s’attaquer à des hommes puissants.

Une vie bouleversée

Dans un entretien avec l’AFP, Florence Porcel confie : « Je passe littéralement à côté de ma vie. Je n’ai plus de vie personnelle, à cause des traumatismes, et je n’ai plus de carrière. » Elle évoque une forme de « mort sociale » qui touche non seulement elle, mais aussi d’autres victimes.

Elle a rencontré treize autres plaignantes et un plaignant, choisissant un échantillon diversifié, qui ont évoqué des personnalités comme Gérard Depardieu, Gérald Darmanin ou Stéphane Plaza. Selon Mediapart, ces victimes ont entendu des accusations du type : « Nous ferions ça pour la gloire et l’argent, nous aurions dû parler plus tôt si c’était vrai, nous voulons briser leurs vies pour nuire. »

Les réalités des victimes

Florence Porcel souligne que toutes ces victimes ont vécu des années difficiles depuis leur dénonciation. Faire appel à la justice oblige à faire une pause dans leur vie, ce qui peut laisser dans un état d’incertitude et d’épuisement.

Elle explique que, même si ses propos peuvent décourager certaines personnes de porter plainte, elle estime que l’information reste essentielle pour le bien commun. Elle espère que son livre pourra faire évoluer les mentalités, car, selon elle, « si on change de paradigme, on change le monde ».

Une étude rassurante

Pour appuyer ses propos, Florence Porcel cite une étude de la chercheuse britannique Liz Kelly, selon laquelle « les fausses allégations représentent 6 % des cas ». Elle précise que faire justice, c’est aussi mettre une partie de sa vie en pause, ce qui peut être très difficile pour les victimes, mais qu’il faut continuer à croire en la justice.

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