Choc à Carcassonne : des policiers tenaient des propos racistes et misogynes

Vidéos choc de policiers à Carcassonne : propos racistes, misogynes et complotistes

Des vidéos tournées en novembre 2025 lors d’une patrouille de la police municipale de Carcassonne ont révélé des propos très graves tenus par plusieurs agents. Ces images, diffusées par Midi Libre, ont suscité une vive indignation dans le milieu politique et au-delà.

Les faits

Au centre de cette affaire se trouve C.R., chef d’équipe de la police municipale. Selon le journal régional, cet agent aurait été filmé sans le savoir pendant près de six heures, grâce à une caméra-piéton portée lors d’une patrouille nocturne. Ancien parachutiste dans le IIIe RPIMa de Carcassonne, il était aussi bénévole au sein du Département protection sécurité (DPS), le service d’ordre interne du Rassemblement national. À ce titre, il avait notamment accompagné Jordan Bardella lors de plusieurs déplacements dans l’Aude, dont une séance de dédicaces à Limoux, le 1er novembre 2025.

Propos racistes, misogynes et complotistes

Les enregistrements dévoilent des propos choquants et violents. À plusieurs reprises, le policier tient des propos racistes en insultant des passants. Lorsqu’il voit un automobiliste d’origine maghrébine, il déclare : « Ils roulent vite ces bougnes. » Plus tard, il exprime son impatience pour le mois de décembre, affirmant que « la zone sera claire avec les forains : les punks à chien et les bougnoules, ils aiment pas ça ».

Au fil de la patrouille, les insultes se multiplient. Il évoque notamment « du bicot, du nègre, du nègre, du bicot, de l’Afghan… ». À deux reprises, il qualifie des Africains de « singes ». Lors d’une intervention pour un accident impliquant un animal, il ironise en parlant d’un « petit Kirikou de la savane », en imitant un accent caricatural.

Une remise en question politique

Les vidéos montrent également le policier reprendre une théorie complotiste visant Brigitte Macron, affirmant que « on essaye de cacher ça au monde entier ». Ancien militaire, il évoque aussi les tortionnaires de la guerre d’Algérie de façon élogieuse et appelle à « un coup d’État » ainsi qu’à « une dictature en France ».

Ces vidéos, en possession des gendarmes depuis janvier 2026, ont conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Carcassonne. L’objectif est de faire la lumière sur ces propos et d’évaluer d’éventuelles responsabilités pénales.

Réaction du Rassemblement national

Face à ces révélations, le Rassemblement national a rapidement réagi en se distanciant du policier. Le parti a annoncé son exclusion immédiate « du parti et de toutes ses fonctions bénévoles, notamment au sein du service d’ordre », tout en précisant qu’une procédure disciplinaire était en cours.

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