Enquête Le Petit Émile : 106 ADN pour retrouver le responsable

Trois ans après la disparition d’Émile Soleil au Haut-Vernet, l’enquête se poursuit. Les autorités cherchent toujours à identifier les personnes qui auraient pu approcher l’enfant ou manipuler ses affaires.

Une importante campagne de prélèvements génétiques a été récemment menée. Au total, 106 profils ADN ont été recueillis auprès de personnes liées au hameau, telles que des résidents, des propriétaires de résidences secondaires, des vacanciers ou des personnes fréquentant les lieux. Cependant, ces tests n’ont pas permis d’identifier une correspondance avec l’ADN trouvé sur les vêtements d’Émile.

Résultats négatifs, mais pas fin de l’enquête

Ce résultat négatif élimine certaines hypothèses, mais n’éteint pas pour autant les pistes en cours. Depuis mars 2026, les gendarmes ont convoqué divers profils pour des prélèvements, notamment des analyses de salive et des empreintes digitales. La priorité reste d’établir l’origine de l’ADN inconnu retrouvé sur le tee-shirt d’Émile.

Me Isabelle Colombani, avocate des grands-parents de l’enfant, rappelle que ces tests ne permettent pas de déterminer qui pourrait être responsable de la mort d’Émile. Selon elle, « déterminer l’ADN trouvé sur le vêtement ne veut pas dire qu’on va forcément trouver qui a causé la décès d’Émile ».

Les enquêteurs espèrent cependant qu’une correspondance pourra leur donner des pistes sur la personne qui aurait manipulé le vêtement, ainsi que le moment de cette manipulation. Des nouveaux prélèvements devraient être effectués prochainement, notamment pour cibler des touristes présents au Haut-Vernet en juillet 2023, date de la disparition.

La piste intrafamiliale toujours en cours

Me Isabelle Colombani indique que les 106 prélèvements constituaient une « première vague de tests ». Le cercle des personnes comparées pourrait donc encore s’élargir dans les mois à venir. Par ailleurs, les enquêteurs continuent d’étudier de nombreux courriers anonymes envoyés à la famille d’Émile.

Chaque indice ou information nouvelle est précieux pour faire avancer l’enquête. Les résultats négatifs des premiers tests ADN ne signifient pas pour autant l’abandon des investigations sur l’entourage familial de l’enfant. Les grands-parents maternels, assistés de leurs avocats, ont demandé de nouveaux actes aux juges d’instruction en début d’année 2026. Toutefois, à ce stade, aucune preuve publique ne permet d’établir une implication directe d’un membre de la famille.

En parallèle, les enquêteurs continuent d’étudier la possibilité qu’une personne extérieure soit impliquée. Une source proche de l’enquête a indiqué à BFMTV que « le dossier n’est pas clos, ce n’est pas terminé » et que « la piste intrafamiliale est toujours sur la table ». Les futurs prélèvements pourraient donc s’avérer décisifs pour éclaircir l’origine de l’ADN mystérieux retrouvé sur les vêtements d’Émile.

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