Jean-Vincent Placé jugé pour agressions sexuelles : le procès choc à venir
L’ancien secrétaire d’État écologiste, Jean-Vincent Placé, sera jugé le 29 octobre à Paris pour des accusations d’agressions sexuelles. Il conteste ces faits, qui concernent deux femmes, et avait déjà été condamné dans le passé pour d’autres infractions.
Une procédure en cours depuis plusieurs années
Le juge d’instruction parisien a ordonné le renvoi de Jean-Vincent Placé devant le tribunal correctionnel en novembre 2025. Il lui reproche des faits de harcèlement sexuel par personne abusant de l’autorité que sa position lui confère, ainsi que des agressions sexuelles.
Selon l’enquête, l’ancien secrétaire d’État, aujourd’hui âgé de 58 ans, aurait agi selon un même « mode opératoire » en 2016 et 2017. Il aurait profité de déplacements professionnels à l’étranger, souvent en état d’ivresse, pour commettre ces actes.
Les réactions et le contexte judiciaire
Les avocats des victimes ont exprimé leur impatience à l’idée de voir la procédure aboutir. Leur avocate, Tewfik Bouzenoune, a souligné que cette audience marque la fin d’une longue période d’attente, souvent éprouvante pour les plaignantes. Il espère que le tribunal tiendra compte de leur constance dans leur démarche.
Jean-Vincent Placé, de son côté, a toujours nié fermement les accusations. Son avocate, Me Jade Dousselin, a indiqué qu’il s’exprimera en détail devant le tribunal pour faire valoir son innocence. Elle n’était pas joignable ce lundi.
Les précédentes condamnations de Jean-Vincent Placé
Les investigations ont débuté à la suite d’une plainte déposée en novembre 2021 par une femme, prénommée Audrey, qui accuse l’ancien secrétaire d’État de plusieurs agressions sexuelles en 2016 et de harcèlement sur plusieurs mois. Elle affirme qu’il lui aurait touché les seins lors d’une soirée à Séoul en mai 2016, alors qu’elle travaillait pour lui au Sénat puis au secrétariat d’État à la Réforme.
Une autre plaignante, qui n’avait pas de lien professionnel avec lui, l’accuse également de comportements inappropriés lors d’une soirée en Corée du Sud en mars 2017, notamment de lui avoir touché les seins, les cuisses, et d’avoir tenté de mettre sa main entre ses jambes.
En mars 2021, Jean-Vincent Placé a été condamné à une amende pour harcèlement sexuel envers une gendarme en 2016, alors qu’il était membre du gouvernement. Il avait reconnu ces faits lors d’une audience.
Il a également été condamné en 2018 pour violence, outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique et injure raciale, des infractions commises alors qu’il était en état d’ébriété.



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