Lutte contre la drogue : les Hauts-de-Seine renforcent leur arsenal
Une application stricte de la loi narcotrafic dans les Hauts-de-Seine
Depuis le 13 juin 2025, la loi narcotrafic confère de nouveaux pouvoirs aux préfets, notamment celui des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère. Ce texte permet aux préfets d’agir rapidement pour lutter contre les activités liées au trafic de drogue.
Concrètement, le préfet peut prononcer des interdictions à l’encontre des guetteurs, acheteurs ou petites mains impliqués dans le trafic, sans attendre une procédure pénale. Il peut aussi demander au bailleur, qu’il soit social ou privé, de saisir un juge pour obtenir la résiliation d’un bail ou se substituer à ce dernier pour expulser les occupants en cas d’activité illicite.
Une quarantaine de dossiers d’expulsion en cours
Le préfet des Hauts-de-Seine a rapidement mis en œuvre ces nouvelles dispositions. Depuis septembre 2025, 24 dossiers d’expulsion liés au narcotrafic sont en cours dans le département. Parmi eux, 18 ont été initiés par des bailleurs, dont 13 à la demande du préfet.
Un exemple notable concerne un couple à Rueil-Malmaison. Leur dossier est en procédure depuis le 17 juillet dernier, après plusieurs saisies de drogue, d’une arme et de munitions chez le résident, Adil, au 39. Sa femme, Sonia, habitant au 37, avait également été retrouvée en possession de drogue.
Une réponse ferme face aux activités criminelles
Ce durcissement intervient notamment après l’arrestation en flagrant délit d’un dealer à proximité, qui détenait les clés de l’appartement de Sonia. Celui-ci a reconnu que la femme lui sous-louait le logement. Ces éléments ont permis de lancer une procédure d’expulsion.
Le préfet souligne l’importance de cette démarche : « Lorsqu’un logement est utilisé pour des activités criminelles, l’État répond avec fermeté. » Il insiste aussi sur le fait que de nombreux citoyens attendent depuis longtemps une telle intervention, face à des dealers souvent violents et irrespectueux des règles.
Une lutte contre le trouble à l’ordre public
Au-delà du narcotrafic, le préfet mène également des actions pour faire face au trouble à l’ordre public. Son objectif est de favoriser l’expulsion rapide des locataires perturbateurs, notamment dans le parc social. Il privilégie l’intervention de la force publique pour ces expulsions, puis signale aux bailleurs la vacance des logements pour leur réaffectation.
Depuis la signature de la convention Brugère, 24 autorisations judiciaires pour expulser des locataires ont été délivrées. Parmi elles, 18 ont déjà été exécutées. Les motifs sont variés : dégradations, nuisances sonores ou utilisation du chien comme arme contre le voisinage.



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