Tragédie en Gironde : une femme de 61 ans poignardée à mort

Féminicide en Gironde : une femme de 61 ans tuée au couteau

Le parquet de Bordeaux a annoncé ce jeudi la mise en examen et le placement en détention provisoire d’un homme après la découverte du corps sans vie de son ex-compagne, âgée de 61 ans, à Haillan (Gironde). La victime avait été retrouvée le 20 juillet à son domicile, avec plusieurs blessures par arme blanche.

Selon le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, une enquête a été ouverte suite à cette découverte. Les policiers ont été appelés en fin de soirée lorsque le corps a été retrouvé. Le suspect, un homme de 60 ans, a été placé en garde à vue. Il aurait déclaré avoir découvert le corps de la victime, puis en avoir informé une amie qui a contacté les forces de l’ordre.

Les premiers éléments de l’enquête

Les constatations sur place ont révélé des traces de lutte dans la salle à manger, ainsi que de nombreuses taches de sang. Un couteau de cuisine, portant des traces de sang et dont la lame et le manche étaient séparés, a été retrouvé. L’autopsie a confirmé que la cause du décès était une plaie cervicale provoquée par une arme blanche, entraînant un choc hémorragique.

Les examens ont également révélé plusieurs blessures au niveau du cou, du thorax et du bras de la victime. La scène suggère une violente agression.

Le suspect et ses déclarations

Le suspect, qui est sans profession et placé sous curatelle renforcée, a fourni des explications incohérentes lors de sa garde à vue. Une blessure à un de ses doigts a été remarquée. Finalement, il a avoué le meurtre, expliquant ne pas supporter la séparation récente avec la victime, qui lui avait annoncé leur rupture le 11 juillet.

Procédures et suite de l’enquête

Après son arrestation, l’homme a été présenté à un juge d’instruction. Il a été mis en examen pour « meurtre par une personne étant ou ayant été conjoint ou concubin » et placé en détention provisoire.

Le procureur a précisé que cet homme était inconnu des services de justice et qu aucune plainte ou signalement de violences antérieures n’avaient été enregistrés concernant la victime. Ce nouveau féminicide renforce la mobilisation des autorités contre les violences conjugales en Gironde.

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