Justice : un cas de racisme anti-blanc reconnu en France
Précédents de poursuites pour racisme anti-blanc en France
Le cas de Thomas Perotto, victime d’une agression à Crépol (Drôme), a récemment été marqué par la reconnaissance par la justice d’une agression motivée par la « race blanche ».
Quatreteen suspects sont mis en examen pour meurtre ou tentatives de meurtre en bande organisée. La juge d’instruction a ajouté la circonstance aggravante du racisme, estimant que la victime avait été ciblée en raison de sa « race blanche » et de son « appartenance à la nation française ».
Ce genre de qualification est extrêmement rare en France, mais il ne s’agit pas d’un cas isolé. La justice a déjà jugé quelques affaires évoquant un « racisme anti-blanc », principalement depuis les années 2010.
Quelques affaires emblématiques
En 2014, un homme avait été condamné en appel à quatre ans de prison, dont trois ferme, pour avoir agressé un autre homme sur un quai de RER en 2010. La première instance n’avait pas retenu le racisme, mais cette circonstance avait été reconnue en appel. La victime avait rapporté que l’agresseur, accompagné d’un complice, avait lancé des propos comme « sale blanc » et « sale français ».
De même, en 2016, un jeune homme de 22 ans avait été condamné à trois mois de prison ferme pour avoir insulté un sexagénaire dans un train en 2014. La victime était intervenue pour éviter une violence envers une employée de la SNCF, lorsque le prévenu avait lancé « sale Français, sale blanc ».
Un débat politique autour du racisme anti-blanc
Le concept de « racisme anti-blanc » est très débattu en France. Plusieurs partis politiques, notamment à droite et à l’extrême droite, soutiennent cette idée. À l’inverse, la majorité des partis de gauche la considèrent comme une « invention de l’extrême droite ».
Selon une étude de l’Ifop commandée par la LICRA, la hostilité envers les « blancs » est un phénomène réel, mais différente de celle vécue par les minorités. La Licra précise que cette hostilité ne possède pas la même systématicité dans les institutions comme l’école, l’emploi ou la police, ni la même histoire ou effets cumulés. Elle insiste sur le fait que reconnaître cette hostilité ne doit pas minimiser la gravité du racisme subi par les minorités.



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