Fuite meurtrière à Marseille : un policier gravement blessé lors d’un refus d’obtempérer

Les circonstances du refus d’obtempérer à Marseille cette nuit

Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet, un policier a été grièvement blessé lors d’une intervention à Marseille. Le véhicule en fuite l’a renversé, provoquant de multiples fractures. L’agent a été placé dans un coma artificiel, mais son pronostic vital n’est plus engagé.

Les forces de l’ordre ont rapidement interpellé le conducteur et ses trois passagers. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’incident.

Les faits précis de l’incident

Vers minuit, une patrouille de police effectuait une mission de sécurisation dans le secteur de Marseille. Un appel radio signale un refus d’obtempérer d’un véhicule quittant la cité Benza, dans le 10e arrondissement. La voiture, roulant à vive allure, était initialement suspectée pour l’absence de plaque d’immatriculation.

Les policiers ont alors tenté de l’intercepter. L’un d’eux est sorti de son véhicule pour bloquer la fuite à l’aide du système Diva, un barrage au sol. Cependant, le véhicule en fuite a percuté le policier, le projetant sur une vingtaine de mètres.

Les conséquences pour le policier

Après l’impact, le policier a été transporté à l’hôpital de La Timone avec un pronostic vital engagé. Il souffre d’un traumatisme crânien et de fractures ouvertes au niveau du fémur. Ce mardi matin, ses jours ne sont plus en danger. Il a été pris en charge par les secours lundi soir.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé cette évolution et a adressé son soutien au policier, à ses collègues et à ses proches.

La poursuite de la course et l’interpellation des suspects

Malgré l’impact avec le policier, le véhicule volé a poursuivi sa course. Il a percuté une barrière de sécurité puis un arbre. Le conducteur, âgé de 19 ans, et ses trois passagers, tous en fuite à pied, ont finalement été arrêtés.

Le conducteur est connu pour détention d’arme durant sa minorité. Les trois passagers, dont deux sont mineurs, sont âgés de 13, 16 et 16 ans. Ces derniers ont des antécédents liés aux stupéfiants et à des faits de violences.

Les chefs d’inculpation et la suite de l’enquête

Une enquête en flagrance a été ouverte pour tentative de meurtre sur un agent, refus d’obtempérer et recel de vol. Les autorités tiennent à rappeler la gravité de ces actes, notamment envers les forces de l’ordre.

Le maire de Marseille et le ministre de l’Intérieur ont exprimé leur ferme condamnation face à ces violences et leur volonté de faire respecter la loi.

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