Justice rendue : prison pour les responsables du drame du pont de Gênes
Peines de prison pour les responsables de l’effondrement du pont de Gênes
Le tribunal de Gênes a prononcé, ce jeudi, des condamnations de prison ferme à l’encontre de 32 personnes impliquées dans l’effondrement du pont Morandi en 2018. Ce drame a coûté la vie à 43 personnes.
Les peines varient de 1 an et 11 mois à 12 ans de prison. Parmi les condamnés, plusieurs anciens cadres de la société Autostrade per l’Italia (Aspi), gestionnaire du pont, ont été jugés responsables.
Le plus lourd verdict concerne Giovanni Castellucci, l’ancien directeur général d’Aspi. Il a été condamné à 12 ans de prison. Déjà en détention pour un autre accident mortel survenu en 2013, il a été reconnu coupable de négligence et d’homicide involontaire. La justice lui reproche notamment de ne pas avoir effectué les travaux de maintenance nécessaires sur le pont depuis son inauguration en 1967.
Malgré ses déclarations selon lesquelles il se sent responsable mais pas coupable, le tribunal a considéré que le manquement à l’entretien avait été déterminant dans la catastrophe. Les magistrats ont souligné qu’aucune intervention de maintenance adéquate n’avait été réalisée pendant 51 ans.
Les autres responsables incluent deux anciens hauts responsables d’Aspi, condamnés respectivement à cinq ans et demi, et à 11 ans de prison. Un ancien cadre du ministère italien des Transports a également été condamné à cinq ans. Au total, 28 autres co-accusés, parmi 57 poursuivis, ont été reconnus coupables et condamnés à des peines allant d’un an et 11 mois à plusieurs années de détention.
Les causes de l’effondrement
L’accident s’est produit le 14 août 2018, à 11h36, lorsque le pont Morandi, situé sur l’autoroute reliant l’Italie à la France, s’est effondré, faisant tomber des véhicules dans le vide. L’effondrement a causé la mort de 43 personnes.
Les experts avaient déjà identifié la fragilité de certains câbles du pont. Des travaux avaient été réalisés sur deux piliers, et d’autres étaient prévus sur un troisième, le pilier 9, qui s’est également effondré. La catastrophe a été attribuée à l’état dégradé de l’infrastructure et à un entretien insuffisant.
Ce drame a mis en lumière l’état préoccupant des infrastructures de transport en Italie. La société Autostrade per l’Italia a été pointée du doigt pour avoir négligé l’entretien du pont afin de réaliser des économies, contribuant ainsi à la tragédie.



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