Affaire Lyhanna : 1000 dossiers clés en France en pleine enquête
Un premier bilan après l’affaire Lyhanna
Suite à l’affaire Lyhanna, les procureurs généraux ont identifié près de 1 000 dossiers considérés comme prioritaires. Cette étape fait partie d’un examen approfondi des plaintes, lancé à la demande de Gérald Darmanin.
Le 15 juillet, le recensement de ces dossiers a été rendu public. En tout, 85 047 affaires en cours concernent des délits ou crimes sexuels, répartis partout en France. Parmi elles, 970 dossiers ont été classés comme prioritaires, devant être traités rapidement dans les semaines à venir.
Les démarches des procureurs
Les procureurs ont travaillé directement dans les services d’enquête pour examiner les plaintes pour violences sexuelles sur mineurs. Abdelkrim Grini, procureur à Alès, a notamment participé à ce travail. À son sujet, il indique que la majorité des procédures répertoriées sont récentes, datant de 12 à 24 mois maximum.
“L’immense majorité des procédures que nous avons répertoriées sont des procédures assez récentes. Entre 12 et 24 mois maximum”,
Ce travail a aussi permis de découvrir des dossiers plus anciens. Abdelkrim Grini raconte avoir donné des instructions précises pour agir rapidement sur un dossier de 2023, qu’il considérait comme urgent. Il affirme avoir obtenu des résultats concrets rapidement, avec l’interpellation et la mise en examen de la personne mise en cause.
Une opération d’envergure
Le 16 juillet, lors d’une interview sur RMC, Éric Camous, procureur au tribunal de Grasse, a expliqué avoir également revu la façon de traiter ces dossiers. Sur place, chaque procédure a été analysée individuellement, avec des magistrats qui ont rencontré les enquêteurs pour donner des instructions précises.
Il insiste sur le fait que ces enquêtes prennent du temps. Selon lui, une enquête judiciaire n’est pas une opération instantanée. Elle nécessite des heures, des jours, voire des mois, pour recouper tous les éléments et rechercher la vérité.
“Une enquête judiciaire, c’est une formidable machine à remonter le temps parce que ce qui nous anime, c’est la recherche de la vérité. Sauf que pour remonter le temps, on n’appuie pas sur un bouton. Ce sont des heures, des jours et des mois d’investigations pendant lesquels on va recouper l’ensemble des éléments”,
Frédéric Chevallier, président de la conférence des procureurs, souligne que cette mobilisation importante doit aussi laisser place à un rythme plus normal dans la durée. Il évoque la nécessité de continuer à suivre de près ces enquêtes, tout en renforçant les moyens informatiques et humains dans certains parquets.



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