Vol de câbles électriques : quelle peine pour un simple délit en 2026?

En 2026, deux personnes ont été lourdement condamnées pour avoir volé des câbles de recharge en cuivre, lors d’un procès devant le tribunal d’Évry-Courcouronnes. Cependant, le Code pénal prévoit d’autres sanctions possibles en cas de vol de câbles ou de dégradation d’équipements publics.

Une condamnation ferme pour un vol de quelques mètres de câble

Le 8 juin 2026, deux individus ont été jugés pour avoir dérobé des câbles de recharge sur des stations accessibles au public. La justice a décidé de les sanctionner sévèrement. L’un a été condamné à 12 mois d’emprisonnement ferme, avec possibilité d’aménagement du peine sous bracelet électronique. Le second a reçu une peine de 12 mois avec sursis. Ils ont également l’obligation de réparer le préjudice en indemnisant les opérateurs victimes.

Les coûts de réparation peuvent être importants : dans certains cas, le remplacement d’un câble de borne rapide coûte environ 5 000 €, et certaines réparations peuvent atteindre 8 000 €.

Les enjeux des vols de câbles pour la transition électrique

Ce type de vol ne cause pas seulement des pertes matérielles. Il met hors service des infrastructures essentielles pour de nombreux conducteurs et perturbe la mobilité électrique. Depuis le début de 2026, Charge France a recensé 427 plaintes pour des vols ou dégradations, représentant un préjudice total estimé à près de 9 millions d’euros. La multiplication de ces actes freine le développement des bornes de recharge, sur fond d’augmentation du nombre de véhicules électriques.

Selon Didier Liautaud, président de Charge France, ces condamnations doivent servir d’avertissement. Les auteurs de vols sont poursuivis, et la coopération avec les forces de l’ordre est renforcée. Les opérateurs partagent en temps réel les informations pour mieux lutter contre ces actes.

Quelle est la législation en cas de vol de cuivre sur une borne de recharge ?

En droit français, l’article 311-1 du Code pénal définit le vol comme une soustraction frauduleuse d’un bien appartenant à autrui. Un câble de recharge fixé à une borne publique appartient à l’opérateur ou à la collectivité. Le dérober ou le couper constitue donc un vol. La peine prévue pour un vol simple est de trois ans de prison et 45 000 € d’amende (article 311-3).

Dans la pratique, ces vols impliquent souvent plusieurs personnes, se produisent la nuit, et s’accompagnent généralement de la coupure du câble, rendant la borne inutilisable. L’article 311-4 du Code pénal prévoit alors une peine de cinq ans de prison. Si des circonstances aggravantes sont présentes, comme la répétition ou la violence, la peine peut atteindre 7 ans de prison et 100 000 € d’amende. En cas de dégradation ou de destruction du matériel, la peine peut aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende, voire davantage en cas de circonstances aggravantes.

Les risques réels : prison, amendes et indemnisation

Les juges appliquent désormais des peines plus strictes. Lors du procès d’Évry, les condamnés ont reçu une peine d’un an de prison pour l’un, avec détention ferme, et pour l’autre, un sursis. Ces sanctions, bien que sous les plafonds légaux, envoient un message clair aux voleurs. Chaque condamnation peut aussi entraîner des interdictions d’exercer certains métiers ou de séjourner dans certaines zones, notamment pour les étrangers.

Au-delà des peines de prison et d’amendes, les auteurs de vols peuvent être tenus de payer des réparations aux opérateurs. Le coût du remplacement d’un câble peut atteindre 5 000 €, voire 8 000 € pour certaines stations rapides. La revente de cuivre volé ne rapporte en général qu’une centaine d’euros, ce qui limite l’intérêt financier de ces délits.

Le recel de métaux volés est aussi puni par la loi, pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 375 000 € d’amende. La lutte contre ces activités est renforcée, avec de nombreuses interpellations depuis 2023.

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