Site de deepfakes sexy de célébrités condamné : 300 000 vidéos effacées
Un site hébergeant près de 300 000 deepfakes sexuels de célébrités condamné
Un informaticien niçois a été condamné ce mardi 7 juillet par le tribunal judiciaire de Paris à un an d’emprisonnement avec bracelet électronique. Il était poursuivi pour avoir géré un site internet contenant des milliers de deepfakes à caractère sexuel, notamment des montages et des images détournées de célébrités.
La peine inclut également une amende de 10 000 euros, ainsi qu’un sursis. La procureure du tribunal avait initialement requis une peine de trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis.
Un site contenant des milliers d’images et vidéos
L’homme, né en 1979 à Nice, a été reconnu coupable d’avoir administré une plateforme hébergeant près de 300 000 photos, vidéos, montages et deepfakes à connotation sexuelle. Parmi les personnalités françaises dont l’image a été détournée figurent notamment Brigitte Macron, Audrey Tautou, Ségolène Royal, Christine Lagarde, Anne-Sophie Lapix et Karine Le Marchand.
Selon l’accusé, tous ces montages, certains réalisés par des internautes, étaient envoyés à l’administrateur du site avant d’être publiés. La plateforme permettait de naviguer via des mots-clés liés à des thèmes tels que « viol », « contrainte » ou « dégradation ».
Une audience marquée par la reconnaissance de l’accusé
Interpellé début juin et placé en détention provisoire, l’informaticien a reconnu les faits dès sa garde à vue. Lors de l’audience, il a déclaré qu’il aurait dû prendre conscience du mal qu’il pouvait causer, en précisant qu’il pensait agir « à la limite du légal ».
Une affaire récente et des infractions nouvelles
Ce site, ouvert il y a environ vingt ans, a fait l’objet de poursuites pour deux infractions récentes créées par la législation. La première concerne l’administration d’une plateforme en ligne permettant des transactions illicites, un délit instauré en 2023. La seconde concerne la diffusion de contenus générés par traitement algorithmique, reproduisant l’image ou la voix d’une personne sans son consentement, créée en 2024.
Pour ces délits, l’accusé risquait jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
Une audience où l’accusé exprime ses regrets
Lors de l’audience, l’homme a expliqué qu’il pensait agir dans une certaine limite, mais qu’il aurait dû réaliser l’impact de ses actions. Il a également précisé que ses revenus provenaient principalement de publicités affichées sur son site, qui pouvait atteindre jusqu’à 4 millions de visiteurs certains mois.



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