Procès à Poitiers : Quatre figures clés de Sainte-Soline face à la justice

Procès à la cour d’appel de Poitiers concernant Sainte-Soline

Ce mercredi 1er juillet, quatre personnes doivent comparaître devant la cour d’appel de Poitiers dans le cadre d’un procès lié à l’organisation de la manifestation de Sainte-Soline en 2023. Deux d’entre elles risquent une peine de prison.

Les juges doivent décider du sort de ces responsables syndicaux et militants écologistes, jugés pour « organisation de manifestation illégale » lors d’un rassemblement qui a attiré environ 30 000 personnes. Ce rassemblement s’est tenu le 25 mars 2023 dans le village des Deux-Sèvres, en dépit d’une interdiction préfectorale.

Les manifestants protestaient contre la construction d’une grande réserve d’eau agricole, appelée « mégabassine ». Les opposants la considèrent comme un outil d’« accaparement d’un bien commun » par l’agro-industrie.

Les débats en mai dernier

Lors du procès en appel du 27 mai 2026, la présidente a rappelé que le litige portait principalement sur l’organisation de la manifestation, et non sur les violences qui pourraient en avoir découlé. Le parquet avait proposé les mêmes peines qu’en première instance : trois et six mois de prison avec sursis pour deux leaders des collectifs écologistes « Les Soulèvements de la Terre » et « Bassines Non Merci », ainsi que des amendes pour deux responsables de la Confédération paysanne. Ces derniers avaient arrêté d’appeler à la manifestation après l’interdiction.

Lors des débats, Nicolas Garrigues, alias Benoît Feuillu, qui se présente comme co-porte-parole des Soulèvements de la Terre, a déclaré qu’il était « ridicule et archaïque » de penser que de telles manifestations puissent cesser sur un enjeu vital comme l’eau, simplement parce que quelques personnes sont condamnées. Il a aussi affirmé se sentir comme « le bouc émissaire d’un gouvernement qui cherche à se dédouaner » des violences survenues lors du rassemblement.

Les violences du 25 mars 2023

Concernant ces violences, l’enquête a été classée sans suite à la fin de 2025. Selon le parquet de Rennes, les auteurs de tirs de grenades illicites n’ont pas pu être identifiés, malgré l’analyse de milliers de vidéos.

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