Le procès choc de Pierre Quistrebert pour le féminicide de Maguy

Le procès en appel de Pierre Quistrebert démarre ce lundi à Nîmes

Ce lundi 15 juin, à Nîmes, Pierre Quistrebert sera de nouveau jugé pour le féminicide de son ex-compagne, Maguy. En 2022, cette femme de 50 ans a été tuée à Cavaillon, dans le Vaucluse, après avoir reçu 32 coups de couteau.

Ce procès intervient après la condamnation de Quistrebert, qui a été reconnu coupable d’assassinat avec préméditation en juin 2025. Il avait alors été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Les faits se sont produits sur le parking de l’entreprise Sterne, où Maguy travaillait. La veille du drame, une voisine de la victime avait alerté la gendarmerie après avoir été témoin de violences et de menaces de la part de l’accusé. Toutefois, les gendarmes n’avaient pas pris de mesures coercitives immédiates.

Le contexte judiciaire et la responsabilité de l’État

Lors de son premier procès, Pierre Quistrebert avait été jugé par la cour d’assises de Vaucluse à Avignon. La justice l’avait condamné à la perpétuité pour avoir prémédité son acte. Plusieurs témoignages et éléments de la partie civile avaient confirmé sa culpabilité.

En juillet dernier, la famille de Maguy a décidé de poursuivre l’État en justice pour “faute lourde”. La raison : lorsqu’elle avait appelé la gendarmerie, celles-ci avaient constaté que l’homme était alcoolisé. Au lieu d intervenir plus fermement, ils avaient simplement invité Quistrebert à se reposer chez la victime, tout en suggérant à Maguy de trouver un autre hébergement.

Selon l’avocat de la famille, cette inaction des forces de l’ordre constitue une faute lourde ayant contribué à l’issue tragique. La famille réclame donc des responsabilités de l’État dans cette affaire.

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