68 % des Français veulent un référendum sur la peine de mort pour les crimes contre les enfants
68 % des Français soutiennent un référendum sur la peine de mort pour les crimes contre les enfants
Selon un sondage réalisé par l’institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, publié dimanche 14 juin, 68 % des Français sont en faveur d’un référendum sur la question du rétablissement de la peine de mort pour les crimes touchant les enfants.
Ce sujet revient sur le devant de la scène après la tragédie qui a coûté la vie à la petite Lyhanna. La douleur collective suscite de nombreuses discussions, notamment autour de la peine de mort.
Une majorité de femmes favorable, avec des différences selon l’âge
Les femmes montrent une majorité plus forte en faveur de cette mesure, avec 70 % d’entre elles ayant voté « oui », contre 66 % chez les hommes.
Les jeunes adultes, en particulier, sont très favorables : 90 % des 18-24 ans soutiennent l’idée. Ce taux diminue avec l’âge, atteignant 54 % chez les 65 ans et plus. Les Français âgés de 50 à 64 ans sont à 72 %, ceux de 35 à 49 ans à 67 %.
Les catégories socio-professionnelles
Chez les inactifs, 72 % sont favorables à un référendum. Parmi les personnes moins favorisées (CSP-), 67 % soutiennent cette initiative, contre 63 % chez les CSP+.
Une tendance politique claire
Du côté politique, la majorité de la gauche reste opposée à la proposition, avec 54 % de refus. La France insoumise y est légèrement favorable, à 57 %, tandis que le Parti socialiste et les écologistes sont plutôt contre, à 40 % et 35 % respectivement.
La majorité présidentielle est divisée : 51 % y sont favorables. Chez Renaissance, le parti d’Emmanuel Macron, ce chiffre monte à 58 %.
Les électeurs de droite se montrent majoritairement en faveur. Les sympathisants des Républicains y sont à 74 %, ceux du Rassemblement national et de Reconquête à 95 %.
Une réaction politique
Le 10 juin, Nicolas Dupont-Aignan a appelé à ouvrir un débat national sur le rétablissement de la peine de mort pour certains crimes contre les enfants. Selon lui, l’affaire Lyhanna dépasse un simple dysfonctionnement de l’État.
Ce sondage a été réalisé par questionnaire en ligne, le 10 juin, auprès d’un échantillon représentatif de 1 010 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.



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