Huit suspects face au vol sensationnel de 130 pièces d’or à Reims

Huit prévenus jugés pour le vol de trésors dans les musées de Reims

Près de trois ans après la disparition d’une centaine de pièces d’or et de plusieurs objets historiques dans des musées de Reims, huit personnes comparaissent à partir de ce mardi 6 octobre devant la justice. Leur procès, qui doit durer quatre jours, concerne leur implication présumée dans ces vols.

En décembre 2023, un inventaire dans les réserves du musée Saint-Remi révèle la disparition de 130 pièces d’or. La ville de Reims porte plainte, et une enquête est lancée. Ce qui intrigue particulièrement les enquêteurs, c’est qu’aucune trace d’effraction n’a été constatée. Un ancien gardien du musée est notamment suspecté d’avoir participé au vol.

Les pièces d’or ne représentent qu’une partie du vol. D’autres objets, comme des casques et des objets militaires, ont également été dérobés au musée du Fort de la Pompelle, situé à proximité de Reims. En 2024, huit personnes sont mises en examen dans cette affaire.

De Reims à Moscou : la trace des pièces d’or

Après plus d’un an d’enquête, la trace des pièces d’or est retrouvée à Moscou. Le 25 mars 2025, les autorités russes annoncent avoir saisi 79 pièces après une tentative de vente sur le marché des antiquités de Moscou. Des perquisitions sont menées dans une boutique et chez plusieurs collectionneurs. Grâce à Interpol, ces objets sont identifiés comme provenant du musée Saint-Remi.

Ces pièces, datant du Ier au Ve siècle de notre ère, ont une valeur estimée à environ 600 000 euros. Parmi elles, un aureus frappé en 119 après Jésus-Christ, portant l’effigie de l’empereur Hadrien. En mars 2025, seules 79 pièces sur les 130 volées ont été retrouvées, une cinquantaine restant introuvables.

Un procès pour reconstituer le puzzle

Le procès doit permettre de comprendre comment ces objets ont pu quitter les réserves sans effraction, par quelles mains ils sont passés, et comment une partie d’entre eux a finalement été vendue en Russie. La justice cherchera aussi à préciser le rôle de chaque prévenu dans cette affaire.

Au centre des débats, le rôle de Pierre Malinowski, considéré comme le commanditaire présumé du vol. Installé en Russie, il conteste ces accusations et a décidé de ne pas se présenter au tribunal. Son absence sera donc remarquée lors de l’audience.

Ce procès marque le retour de cette affaire à Reims, où tout a commencé. La justice doit maintenant éclaircir cette série de vols qui a duré plusieurs années. L’affaire reste en cours.

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