11 personnes devant la justice pour l’homicide de Thomas
Le parquet requiert le renvoi de 11 personnes pour homicide
Le parquet de Valence a demandé le renvoi de onze personnes devant la justice pour l’homicide de Thomas, un adolescent de 16 ans. L’incident s’est produit lors d’un bal à Crépol, en Drôme, en novembre 2023.
Il s’agit d’une étape importante dans cette affaire très médiatisée. Selon une source proche du dossier, cette requête a été formulée vendredi, après la transmission des réquisitions définitives du parquet aux juges d’instruction, jeudi dernier.
Les enquêteurs avaient déjà mis en examen quatorze hommes, dont certains étaient mineurs au moment des faits. Ces personnes sont poursuivies pour « homicide volontaire » et « tentative d’homicides volontaires en bande organisée ». Tous ont nié avoir porté le coup fatal à Thomas.
Le parquet n’a pas souhaité faire de commentaire à ce stade, mais a indiqué qu’il communiquerait une fois que toutes les parties auront pris connaissance de ses réquisitions. Les juges d’instruction, qui ont clôturé leur enquête à la mi-mai, devront ensuite décider s’ils mettent ces personnes en examen ou non.
Des armes blanches lors du « bal de l’hiver »
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023. Des jeunes, certains issus des quartiers populaires de Romans-sur-Isère, s’étaient affrontés avec un groupe venu de Crépol, à l’issue du « bal de l’hiver » organisé dans le village.
Dans le contexte de cette confrontation, des couteaux ont été sortis, blessant grièvement quatre personnes. Parmi elles, Thomas Perotto, amateur de rugby, est décédé lors de son transfert à l’hôpital.
Une reconstitution virtuelle a été réalisée entre le 22 septembre et le 1er octobre. À l’issue de cette opération, l’avocat du comité d’organisation de la soirée et des parties civiles, Denis Dreyfus, a témoigné d’un « silence de groupe » chez certains jeunes, qui refusent de parler.
Dans un entretien début juin sur Ici Drôme Ardèche, le procureur Laurent de Caigny a évoqué des « stratégies de confiscation de la parole » de la part des mis en examen. Selon lui, cela complique la tâche pour reconstituer précisément cette nuit tragique.



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