Le budget de la Justice en pleine hausse :Emmanuel Macron investit 3,5 milliards en 8 ans

Une augmentation du budget de la justice sous Emmanuel Macron

Malgré une hausse importante du financement, la France reste en retard par rapport à d’autres pays européens. Le budget du ministère de la Justice est passé d’environ 7 milliards d’euros en 2017 à 10,5 milliards d’euros en 2025, soit une croissance d’environ 50 % en moins de dix ans.

Le projet de loi d’orientation et de programmation pour 2023-2027 prévoit notamment la création de 10 000 postes supplémentaires, des revalorisations salariales pour les magistrats, greffiers et surveillants pénitentiaires, ainsi que la construction de 15 000 nouvelles places de prison.

Un retard par rapport aux autres pays européens

Cependant, selon un rapport publié en octobre 2024 par la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPJ), la France reste parmi les pays européens avec un budget consacré à la justice parmi les plus faibles. Le rapport souligne que la France n’a pas beaucoup fait évoluer ses moyens, malgré une hausse de 7 % du budget entre 2020 et 2022.

Celui-ci « met en exergue la lente évolution du budget consacré à la justice en France, tout en soulignant la faiblesse relative des moyens qui lui restent affectés », rappelle le ministère public sur son site.

En 2022, la France consacre seulement 0,20 % de son PIB à la justice, contre une moyenne européenne de 0,28 %. Des pays comme les Pays-Bas, l’Allemagne ou l’Italie consacrent respectivement 0,26 %, 0,30 % et 0,31 %.

De plus, le nombre de magistrats professionnels en France est inférieur à la moyenne européenne. Avec 3,2 procureurs pour 100 000 habitants en 2022, la France se situe très en dessous de la médiane européenne, qui est de 11,2.

Des disparités régionales et des enjeux de moyens

La situation varie aussi selon les départements. Par exemple, dans le Gers, où a disparu Lyhanna, le parquet d’Auch compte environ deux magistrats pour 100 000 habitants, en dessous de la moyenne nationale de 3,2.

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a néanmoins affirmé que, dans le cas précis de Lyhanna, ce n’était pas une question de moyens qui avait causé les dysfonctionnements.

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