Courchevel : ce moniteur de ski filmait une relation intime dans la télécabine à l’insu de sa partenaire
Une télécabine qui monte vers les sommets enneigés de Courchevel. Un moment d’intimité entre deux adultes. Jusque-là, rien d’illégal. Mais un an plus tard, la jeune femme découvre avec effroi que la scène a été filmée à son insu par son partenaire, moniteur à l’ESF. L’affaire, jugée récemment, s’est soldée par une condamnation à de la prison avec sursis.
Un moniteur ESF de Courchevel au cœur d’une plainte pour voyeurisme
Les faits remontent à l’hiver 2024, dans une télécabine de la station savoyarde de Courchevel. Un moniteur de l’école du ski français entretient une relation consentie avec une jeune femme, elle-même engagée dans une formation à l’enseignement du ski. Lors d’un trajet en cabine, les deux adultes ont un rapport sexuel. Rien de répréhensible en soi, hormis le lieu public. Ce qui change tout, c’est le geste que l’homme commet dans l’ombre : il déclenche la caméra de son téléphone et enregistre la fellation sans jamais en informer sa partenaire.
Ce n’est qu’en février 2025, soit un an après les faits, que la victime apprend l’existence de cette vidéo. Le choc est immédiat. Elle décrit un profond sentiment d’humiliation et dépose plainte. Dans le milieu fermé d’une station de ski où tout le monde se connaît, l’onde de choc est d’autant plus violente.
Filmer un acte intime sans consentement : ce que dit la loi
En droit français, enregistrer une personne dans un contexte sexuel sans son accord constitue un délit de voyeurisme. Depuis la loi du 21 avril 2021, cette infraction est passible de deux ans d’emprisonnement et de 60 000 euros d’amende. Le législateur a voulu protéger l’intimité des victimes face à l’explosion des captations clandestines rendues possibles par les smartphones. La diffusion éventuelle de ces images aggrave encore les peines encourues.
Dans le cas du moniteur de Courchevel, l’enquête a permis d’établir que la vidéo avait bien été réalisée de manière délibérée, sans aucun consentement de la plaignante. Des révélations tardives peuvent parfois bouleverser des vies entières, et cette affaire en est une illustration brutale. Le moniteur a été poursuivi et renvoyé devant le tribunal correctionnel.
Source : Tribunal du net



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