Nicolas Sarkozy face à son procès en appel sur le financement libyen
Le procès en appel de Nicolas Sarkozy sur le financement libyen
Le 27 mai 2026, Nicolas Sarkozy a comparu en appel dans l’affaire du financement présumé de la campagne de 2007 par la Libye. À l’issue de cette audience très médiatisée, l’ancien président de la République a publié une longue déclaration sur Instagram pour s’exprimer.
Dans cette communication, répartie en plusieurs slides, il revient sur les quatorze années d’enquête qui ont entouré cette affaire. Sans nommer directement ses accusateurs, il évoque « le mensonge et le complot » et affirme avoir répondu à « toutes les questions, toutes les investigations, toutes les enquêtes ». Sarkozy indique également qu’il a cru à plusieurs reprises que l’affaire allait se clore.
Une vie marquée par la prison et les accusations
Il évoque aussi l’impact personnel de ses ennuis judiciaires. Notamment, il raconte son passage par la prison de la Santé dans une autre affaire. Il confie que, lorsqu’il était incarcéré, ce n’était pas « l’ancien président » qui devait expliquer à sa femme et à sa fille en larmes pourquoi il était en prison. Pour lui, c’était « l’homme » qu’on voyait derrière les barreaux.
L’ancien chef de l’État décrit également la difficulté des audiences en appel, où il doit écouter sans réagir, subir sans pouvoir se défendre, et parfois se faire insulter. Malgré tout, il précise ne pas vouloir se plaindre. Il revient aussi sur la polémique concernant l’élection présidentielle de 2007, qu’il considère comme « biaisée », en rappelant que des millions de Français avaient voté pour lui.
Une inquiétude persistante face à la prison
La phrase qui a particulièrement marqué dans cette déclaration concerne ses craintes pour l’avenir. Nicolas Sarkozy confie son angoisse face à la possibilité d’un retour en détention. Il explique : « Je vais attendre. Pas comme un ancien président de la République mais comme un homme qui ne va se demander qu’une chose en se réveillant chaque matin, et en se couchant tous les soirs : ‘Est-ce que je vais y retourner ?’ »
Enfin, il maintient sa position dans le dossier du financement libyen. Il répète qu’il continue de clamer son innocence. Selon lui, « Je tiens parce que je suis innocent » et affirme qu’il « n’avouera jamais » les faits qu’il conteste depuis le début de l’enquête. La décision de justice dans cette affaire est attendue dans les prochains mois.



Laisser un commentaire