Verdict du Procès Balkany : Accusé de détournement et d’intrigues financières
Un procès attendu pour Patrick Balkany
Le tribunal correctionnel de Nanterre doit rendre sa décision ce jeudi 28 mai dans l’affaire impliquant Patrick Balkany, ancien maire de Levallois-Perret. Il est poursuivi pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.
Les accusations portées contre l’ancien maire
Le dossier concerne notamment ses liens avec Renaud Guillot-Corail, son ancien directeur du développement économique, décédé en 2020. La justice l’accuse d’avoir utilisé une association subventionnée par la ville, le Codeeil, pour compléter ses revenus après sa retraite en 2012.
Lors du procès du 8 avril dernier, le parquet avait demandé une peine de trois ans d’emprisonnement, dont 18 mois avec sursis. Il avait également requis une amende de 350 000 euros, 10 ans d’inéligibilité, et l’interdiction d’exercer une fonction publique pendant cinq ans. La magistrate avait souligné l’impact de ces actes sur la société et l’État, tout en prenant en compte l’âge et la santé du prévenu, aujourd’hui âgé de 77 ans.
Un système dénoncé par l’accusation
Les enquêteurs ont décrit un « système » mis en place, selon eux, pour contourner les règles de la fonction publique territoriale. Patrick Balkany, qui a dirigé Levallois-Perret pendant plus de trente ans, aurait utilisé son autorité pour instaurer un climat d’omerta.
Les investigations révèlent que ce montage aurait permis à Renaud Guillot-Corail de cumuler sa retraite avec un salaire mensuel supérieur à 11 000 euros. Il bénéficiait également d’une maison de ville à Levallois-Perret, louée à un loyer très faible d’environ 1 400 euros par mois.
Les procureurs ont aussi pointé le financement de voyages en première classe vers Cuba, Miami ou Saint-Domingue, financés par les subventions municipales de l’association, pour un total de 855 000 euros. Selon l’enquête, aucune activité justifiant ces dépenses n’a été retrouvée.
Une autre affaire en cours
En parallèle, Patrick Balkany est également mis en examen dans une autre affaire de détournement de fonds publics. Il s’agit d’un dossier concernant l’affectation de policiers municipaux et d’un agent au cabinet du maire, sous des prétextes non conformes à la loi. La justice a requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, une amende de 150 000 euros, et une interdiction de voter, d’être éligible ou d’exercer une fonction publique pour dix ans.



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