Procès choc d’un anesthésiste accusé de viols dans son cabinet

Le procès de l’ancien anesthésiste Mohamad Mansour s’ouvre ce mercredi

Ce mercredi 20 mai, la cour criminelle de l’Eure doit débuter le procès de Mohamad Mansour, un ancien anesthésiste de 63 ans. Il est accusé de viols et d’agressions sexuelles sur trois femmes en 2020.

Les faits reprochés se seraient produits dans le cabinet médical de l’homme, originaire du Liban. Deux patientes l’accusent d’avoir profité de sa position pour pratiquer des actes non consentis, notamment lors de gestes médicaux sous prétexte de recherches sur des hémorroïdes ou des taux de protéines élevés. La troisième victime a évoqué des attouchements, sans pouvoir confirmer une pénétration.

Les faits et leur contexte

Les investigations ont commencé en juin 2020, après que ces trois femmes ont porté plainte. La première attaque s’est déroulée le 18 juin 2020, dans le cabinet de l’anesthésiste. Selon leurs déclarations, il aurait effectué des actes sans gant lors de toucher rectal et vaginal. La troisième victime a également signalé des attouchements, mais sans confirmation de pénétration.

Une radiation et la contestation des accusations

Mohamad Mansour a été radié de l’Ordre des médecins en septembre 2025. Il exerçait alors à l’hôpital privé Pasteur d’Évreux et au centre hospitalier du Belvédère, à Mont-Saint-Aignan. Il nie les faits et explique avoir voulu effectuer des examens pour vérifier l’absence de pathologies, dans un contexte particulier lié à la pandémie de Covid-19.

Selon lui, le 18 juin 2020, sa première journée de consultations après le confinement, il devait réaliser des examens cliniques approfondis sans tests Covid-19, pour détecter d’éventuelles maladies. Il affirme que ses actes avaient pour seul but la prévention et la recherche de signes subtils.

Le verdict attendu

La chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins a cependant considéré ses arguments comme insuffisants. Elle a estimé que le comportement du médecin constituait un manquement grave à la déontologie. La chambre a également jugé que les accusations d’agressions sexuelles étaient crédibles, et que leur preuve était matériellement établie.

Après avoir été placé sous contrôle judiciaire en 2022, Mohamad Mansour a été suspendu en mai 2025 par le centre hospitalier de Mont-Saint-Aignan, puis par l’Agence régionale de santé (ARS) Normandie, qui l’a interdit d’exercice sur tout le territoire.

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