Un Ancien gendarme condamné à 4 ans pour agressions sexuelles sur des jeunes vulnérables

Un ancien gendarme devenu inspecteur à l’enfance a été condamné ce lundi 18 mai à quatre ans de prison par le tribunal judiciaire de Lorient, dans le Morbihan. La justice l’a reconnu coupable d’agressions sexuelles sur de jeunes femmes bénéficiaires de l’aide sociale à l’enfance, commises entre 2014 et 2018.

Le tribunal a également décidé qu’il devra verser 10 000 euros à la principale victime au titre du préjudice moral. La condamnation comporte un mandat de dépôt avec délai différé. L’ancien professionnel de la police ne pourra pas entrer en contact avec cette victime pendant trois ans, et il lui est interdit d’exercer toute activité en contact régulier avec des mineurs pendant dix ans.

Les faits reprochés

Selon le dossier, l’homme accueillait seul des jeunes bénéficiaires de l’aide sociale à l’enfance dans son bureau. Il aurait fait des remarques sur leur apparence ou leur tenue, proposé d’aller boire un verre, offert des cadeaux, ou encore rendu visite à leur domicile. Il aurait aussi évoqué la possibilité d’obtenir une aide financière ou un logement dans le cadre de son rôle d’inspecteur.

Les déclarations de six victimes, appuyées par deux éducatrices et une ex-compagne du prévenu, sont restées cohérentes tout au long de la procédure et lors du procès. La défense a nié toute intention sexuelle, arguant que l’homme n’avait pas de démarche de séduction. Lors de l’audience, il a reconnu regretter d’avoir causé « de l’anxiété et du mal-être » chez ces jeunes, mais a nié toute volonté sexuelle.

Les arguments de la défense et la réaction de la justice

L’ancien inspecteur a expliqué que son comportement, qu’il qualifie de « postures professionnelles pas adaptées », ne relevait pas d’une intention de nature sexuelle ou de séduction. La procureure, Laëtitia Mirande, a quant à elle qualifié ses actions de « sexiste, mensongère et manipulatrice ».

Ce condamné devra également verser 3 800 euros à son ancienne compagne, qui a été victime de violences, ainsi qu’un euro au conseil départemental du Morbihan, son ancien employeur, partie civile dans cette affaire.

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