Procès d’un homme accusé de viols et barbarie : un témoignage bouleversant
Le procès d’un homme de 51 ans, accusé de viols à répétition, de tortures, de barbarie et de proxénétisme aggravé, a débuté lundi 19 mai à la cour d’assises de Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence. L’accusé, Guillaume B., ancien employé de banque, risque la réclusion criminelle à perpétuité.
La victime, Laëtitia, aujourd’hui âgée de 42 ans et mère de quatre enfants, a souhaité que le procès se déroule en audience publique, afin de témoigner devant tous, contrairement à ce qui aurait été attendu. Elle a expliqué qu’elle ne voulait pas que cette affaire se tienne à huis clos, inspirée par l’affaire Pélicot et par sa volonté de faire changer la honte de camp.
Les séquelles physiques et psychologiques
Lundi soir, Laëtitia a pris la parole pour la première fois face à son ancien compagnon, les yeux rougis par les larmes. Elle a raconté comment, au fil des années, elle a été humiliée, insultée et réduite à un objet par Guillaume B.
Elle a déclaré : « Je n’avais pas le droit de dire non », décrivant une série de menaces, de violences et de tortures dès qu’elle exprimait un désaccord.
Elle a aussi évoqué des séquelles physiques : « Aujourd’hui, je suis incontinente », a-t-elle confié. Selon les médecins, ces troubles sont directement liés à des pratiques sexuelles extrêmes subies durant leur relation.
Les arguments de l’accusé
Dans le box, Guillaume B. a soutenu que leur relation était sadomasochiste, mais consentie. Il a affirmé : « Nous avons pris du plaisir ».
Son avocat a rétorqué que Laëtitia lui avait écrit à plusieurs reprises qu’elle en pouvait plus, qu’elle avait peur ou qu’elle avait mal. Il a aussi souligné que, selon lui, ces propos étaient exprimés dans le cadre de leurs jeux sexuels et que son ancienne compagne ne lui aurait jamais clairement dit non. L’accusé est resté impassible, avant de se rasseoir.
Le procès se poursuit
Le verdict est attendu vendredi prochain.



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