Amine Kessaci dénonce des fuites qui compromettent l’enquête sur l’assassinat de son frère

Les révélations d’Amine Kessaci sur l’enquête

Dans un communiqué publié ce jeudi 14 mai par ses avocats, Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic et récemment nommé adjoint au maire de Marseille, a dénoncé la gravité des fuites concernant l’enquête sur l’assassinat de son frère, Mehdi.

Il déplore que le secret de l’instruction ait été violé, ce qui pourrait compromettre la sécurité des personnes impliquées et entraver la recherche de la vérité. Selon lui, cette situation est inacceptable, tant pour lui et sa famille que pour la société dans son ensemble.

Amine Kessaci a également précisé que, contrairement à ce que la presse a rapporté récemment, la ligne téléphonique de Mehdi Kessaci n’était pas à son nom. C’est dans l’intérêt de la mémoire de son frère et pour faire toute la lumière que ses avocats ont déposé une plainte pour violation du secret de l’instruction.

Une erreur de cible dans l’enquête

Le magistrat chargé du dossier à Paris a signalé aux autorités une violation du secret de l’instruction, selon une source proche de l’enquête. Mercredi, plusieurs sources ont confirmé à l’AFP que les tueurs de Mehdi Kessaci s’étaient « trompés de cible » en novembre dernier à Marseille.

Ces sources assurent que les assassins avaient initialement prévu de tuer son frère, Amine, mais ont finalement ciblé Mehdi. L’erreur aurait été causée par un numéro de téléphone attribué à Amine, mais utilisé en réalité par Mehdi. Ce numéro aurait été communiqué par les commanditaires, dont l’identité reste inconnue à ce jour.

La piste d’une erreur de ciblage est à l’étude, mais sans priorité sur les autres pistes. Les enquêteurs continuent d’explorer toutes les possibilités avec sérieux.

Le contexte de l’assassinat

Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans, a été abattu le 13 novembre 2025, dans une rue de Marseille. Il a reçu plusieurs balles en plein après-midi. Sa mort a choqué l’opinion nationale, car il était totalement étranger au trafic de drogue et n’était pas connu des services de police ou de justice.

Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), créé en janvier dernier, est chargé de suivre cette affaire.

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