Nicolas Sarkozy Face à 7 ans de prison et 300 000 € d’amende !

Procès en appel de Nicolas Sarkozy : sept ans de prison et 300 000 euros d’amende requis

Ce mercredi 13 mai, le parquet général a requis une peine de sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy dans le cadre du procès en appel sur le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

La même peine de prison demandée en première instance a été réaffirmée. En plus de la prison, l’accusation réclame une amende de 300 000 euros et une inéligibilité de cinq ans pour l’ancien président de la République. La décision du tribunal correctionnel sera rendue en novembre.

Les détails des accusations

Le parquet général évoque un « pacte corruptif au plus haut niveau avec un dictateur » et souhaite « sanctionner » Nicolas Sarkozy « à la hauteur de la gravité des faits ». Il l’accuse d’avoir conclu un « accord » avec Mouammar Kadhafi, le dirigeant libyen, afin de recevoir des financements occultes. En échange, Sarkozy aurait promis d’intervenir pour améliorer la situation judiciaire de son bras droit, Abdallah Senoussi.

Selon l’accusation, ces manœuvres frauduleuses auraient permis de fausser le financement de l’élection présidentielle de 2007, un processus considéré comme ayant été « vicie » par ces pratiques.

Les réactions et la défense

Me Christophe Ingrain, l’un des avocats de Nicolas Sarkozy, a déclaré que « il n’y a pas eu de financement de la campagne par la Libye » et que « Nicolas Sarkozy est innocent ». Il a ajouté que la défense prouvera cette innocence lors des plaidoiries, prévues dans 15 jours. La décision est attendue pour le 30 novembre.

En première instance, en mars 2025, le parquet avait déjà requis la même peine de sept ans de prison, une amende de 300 000 euros et une inéligibilité de cinq ans. Nicolas Sarkozy avait été condamné à cinq ans de prison ferme, dont 20 jours en détention, devenant ainsi le premier ancien président à avoir été incarcéré dans l’histoire de la République.

Poursuites contre d’autres figures

Par ailleurs, les avocats généraux ont requis contre Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur, une peine de six ans de prison, 100 000 euros d’amende, ainsi que la confiscation de son appartement parisien. Il est accusé de « faux », « blanchiment aggravé », « trafic d’influence passif », « corruption active » et « association de malfaiteurs ».

Brice Hortefeux, ancien ministre, est également poursuivi. La justice a requis une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont deux avec aménagement sous surveillance électronique, une amende de 50 000 euros, et une inéligibilité de cinq ans. Il est accusé d’« association de malfaiteurs ».

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