Laurent Boyer condamné à 10 mois de prison avec sursis pour harcèlement et violences
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict dans l’affaire Laurent Boyer. L’ancien animateur a été condamné à dix mois de prison avec sursis pour harcèlement envers son ex-compagne. La justice a également retenu des faits de violences psychologiques, d’usurpation d’identité et de diffusion d’une image intime. La peine prononcée dépasse celle que le parquet avait initialement requise, qui était de huit mois de sursis.
Laurent Boyer, qui a 68 ans, s’est illustré à la télévision sur M6 avec des émissions telles que Graines de star, Fréquenstar ou encore Midi en France. Récemment, il avait repris une activité à la radio avant d’être suspendu d’antenne sur RTL en raison de cette affaire. La justice a décrit une relation commencée en 2018, marquée par une emprise et une escalade de tensions qui continuent d’affecter l’animateur.
Une condamnation plus lourde que prévu
Lors de l’audience du 30 mars, le parquet avait requis une peine de huit mois de prison avec sursis probatoire sur trois ans, une amende d’environ 5 400 €, une obligation de soins, ainsi qu’une interdiction de contact avec la victime. La décision du tribunal a finalement été plus sévère, avec une condamnation à dix mois de prison assortis simplement d’un sursis. Il a également été privé de ses droits d’éligibilité pendant deux ans, et interdit d’approcher la plaignante pendant trois ans.
Le tribunal a relaxé Laurent Boyer concernant les violences physiques, faute de preuves matérielles. En revanche, il a retenu l’existence d’un « climat constant de tensions, de disputes et de propos dénigrants » caractéristique de harcèlement moral. La victime a été jugée incapable de travailler pendant moins de huit jours, et une expertise psychiatrique a été ordonnée pour évaluer le traumatisme subi.
Les déclarations de Laurent Boyer et la défense
À l’audience, Laurent Boyer s’est présenté comme un homme dépassé par ses émotions. Il a exprimé son « effondrement » et reconnu une jalousie envahissante envers son ex-compagne, qu’il appelait « femme de ma mort », en référence à Claude Nougaro. Il a admis avoir eu des excès émotionnels, mais a nié toute violence physique contre elle.
La défense, représentée par Me Marie-Alix Canu-Bernard, a tenté de présenter cette affaire comme le résultat d’une passion destructrice. Elle a indiqué que le procès marquait « le malheureux épilogue d’une histoire de couple toxique ». La question d’un appel reste ouverte, l’avocate ayant plaidé la relaxe et précisant qu’il pourrait décider d’interjeter appel ou non.
Une relation sous emprise et ses conséquences
Selon la justice, la période d’emprise a commencé en 2018. Outre les violences psychologiques, Laurent Boyer a été reconnu coupable d’avoir créé un faux profil Facebook au nom de son ex-compagne, en utilisant son propre téléphone. Ce fait d’usurpation d’identité a été retenu. En représailles, il aurait également diffusé une photo d’un tatouage intime, ce qui constitue une transmission d’image à caractère sexuel.
Sur le plan professionnel, cette condamnation fragilise un parcours déjà marqué par son retrait des grandes chaînes de télévision. Ancien visage emblématique de M6, il a été évincé de RTL, et doit désormais faire face à une peine de sursis susceptible d’être convertie en incarcération en cas de nouvelle infraction. Les restrictions judiciaires continueront d’impacter ses futurs projets publics.



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