Libérée, son violeur revient s’installer près d’elle : la terreur de Karine
Une victime de viol profondément choquée par la libération de son agressor
Le 29 avril dernier, Karine Jambu a découvert avec stupeur dans ses mails une information qui bouleverse sa vie. La justice lui a annoncé que son violeur, qu’elle a connu dès l’âge de 5 ans, allait être libéré de prison. Pire encore, cet homme est autorisé à s’installer à Rennes, la ville où elle réside.
Karine Jambu explique qu’elle doit désormais changer radicalement de vie par peur de croiser son agresseur. Elle témoigne sur le plateau de CNEWS : « Aujourd’hui j’ai ma vie à Rennes, donc je vais devoir changer ma vie par peur de le croiser. Parce qu’au final, le trajet que j’effectue aujourd’hui pour me rendre au travail, s’effectue quasiment où il va habiter. »
Un passé de souffrance et un abus dès l’enfance
Elle raconte avoir été maltraitée par ses parents biologiques avant d’être abusée par cet homme. « J’ai été maltraitée par ces géniteurs-là. Et à l’âge de 5 ans, ils ont accueilli M. Blaudy, qui est multirécidiviste, et qui m’a violée avec leur accord », confie-t-elle.
Une condamnation de 30 ans, une libération après seulement 8 ans
En 2018, le violeur de Karine avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Pourtant, il a été libéré après seulement huit années de détention. La demande de confusion des peines, qu’il a formulée, a permis à la justice d’absorber sa peine la plus courte dans sa peine la plus longue, rendant sa libération possible.
Cette décision a été vivement critiquée par la famille de la victime. La tante et mère adoptive de Karine déplore : « On nous dit, et c’est écrit dans le courrier qu’a reçu Karine, que « la dangerosité a été atténuée ». Atténuée, atténuée, ça ne veut pas dire supprimée. Il y a des hommes, il y a des femmes, ils doivent faire plusieurs demandes d’aménagement de peines. Lui, une demande, elle est acceptée. »
Face à cette situation, Laurence Brunet-Jambu a lancé une pétition pour demander une modification urgente de la loi sur la confusion des peines. La victime et ses proches dénoncent une injustice qui met en danger leur sécurité.



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