Un Animateur scolaire accusé d’agressions sexuelles sur des élèves à Paris

Un animateur scolaire jugé pour agressions sexuelles à Paris

Un homme de 47 ans comparaît ce mardi 5 mai devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est soupçonné d’avoir commis des actes à caractère sexuel et des attouchements sur neuf élèves de CM2 à l’école Titon, dans le 11e arrondissement.

Ce procès pourrait en annoncer d’autres. À partir de 13h30, l’ancien animateur sera jugé pour harcèlement et agressions sexuelles sur ces jeunes filles, qui étaient scolarisées dans cette école au moment des faits.

Selon l’accusation, entre le 1er avril et le 9 octobre 2024, l’homme aurait répété des propos et des gestes à caractère sexuel à l’encontre des enfants. Il risque jusqu’à dix ans de prison et une amende de 150 000 euros.

Témoignages et colère

Parmi les victimes, la fille de Pénélope, une mère qui témoigne au micro de RMC. Deux ans après les faits, la douleur et la colère restent vives.

“De la colère contre l’animateur, contre les adultes qui n’ont pas vu ce qui se passait”, confie-t-elle. Elle se souvient du mois d’octobre 2024, lorsque sa fille et ses huit camarades ont dénoncé les câlins, caresses et propos sexuels répétés de leur animateur.

La mère raconte que cet animateur, en poste depuis une dizaine d’années dans l’école, avait déjà été signalé auparavant. Cependant, il n’avait pas été inquiété de manière significative.

Un comportement signalé mais ignoré

Elle souligne l’importance de la dénonciation et de la justice : “J’espère que notre fille comprendra qu’il faut parler et que la justice est là pour la protéger.”

Elle insiste aussi sur la nécessité d’un effort collectif pour protéger les enfants. “Parents, enseignants, animateurs : nous devons tous agir pour garantir leurs droits et leur sécurité.”

Contacté, l’avocat de l’animateur n’a pas répondu. Depuis le début de 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des soupçons de violences sexuelles. Selon le maire Emmanuel Grégoire, ces chiffres témoignent d’un problème systémique.

Laisser un commentaire