Nicolas Sarkozy CLAME SON INNOCENCE sur les Financements Libyens
Dernier jour d’interrogatoire pour Nicolas Sarkozy
Lors de sa dernière journée d’audition devant la cour d’appel de Paris, Nicolas Sarkozy a affirmé que sa campagne présidentielle de 2007 n’avait reçu aucun financement en provenance de Libye. Il a insisté sur le fait qu’aucune trace de tels fonds n’avait été retrouvée, « pas un centime ».
Les déclarations de Nicolas Sarkozy
Le 4 mai, l’ancien président a répété qu’aucun virement, ni aucun argent, n’avait été lié directement ou indirectement à sa campagne. Il a précisé que, quatorze ans après, aucune preuve de financement libyen n’avait été identifiée. Il a été interrogé sur des éléments comptables fournis la semaine précédente par ses avocats, qui exploitaient une clé USB remise par l’ex-épouse de Ziad Takieddine, un intermédiaire franco-libanais impliqué dans l’affaire, décédé l’an dernier.
Les éléments évoqués par la défense
Selon la défense de Sarkozy, certains documents, notamment dans un dossier nommé « Moh », montrent que sur 9,2 millions d’euros perçus par Ziad Takieddine, près de 3,8 millions auraient été consacrés à des dépenses de Mohammed Senoussi. Ces fonds auraient été détournés des services secrets libyens dirigés par Abdallah Senoussi, père de Mohammed.
Mais Nicolas Sarkozy a questionné ces affirmations en affirmant qu’il n’y avait pas de rétrocommissions. Il a aussi souligné que, parmi les 19 000 documents examinés, aucune trace de financement de sa campagne n’était présente. Selon lui, la cour devrait se concentrer sur la clé « Tak », qui, selon lui, colore le dossier.
Un contexte judiciaire complexe
Un des avocats généraux, Damien Brunet, a rappelé que Ziad Takieddine avait déjà évoqué en 2011 des relations financières avec Mohammed Senoussi. Nicolas Sarkozy a répondu que le jugement du tribunal correctionnel indiquait clairement qu’il n’y avait pas de rétrocommission, ce qui, selon lui, renforce son innocence.
En première instance, l’ancien président a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour association de malfaiteurs. Il a également été contraint de passer 20 jours en prison avant d’être libéré sous contrôle judiciaire.
La recherche de l’honneur
Interrogé sur ses efforts pour prouver son innocence, Nicolas Sarkozy a demandé : « Jusqu’à quand devrais-je démontrer l’inexistence de cela ? Qu’est-ce qu’il faut que je fasse de plus pour vous convaincre qu’il n’y a pas d’argent ? » Il a aussi exprimé son souhait de « retrouver son honneur ».
« Je ne dis pas qu’il ment, je dis que sa mémoire a évolué » : Nicolas Sarkozy a aussi évoqué la contradiction avec Claude Guéant lors du procès en appel.
Les prochaines étapes
Les parties civiles auront l’occasion de plaider mardi et mercredi, avant les réquisitions des avocats généraux la semaine suivante. La procédure devrait se conclure le 27 mai.



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