Coline Berry brise le silence sur ses abus et interpelle la justice

Témoignage de Coline Berry devant l’Assemblée

Ce mercredi 29 avril 2026, Coline Berry a été auditionnée par la Commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses au sein des familles. La fille de Richard Berry a évoqué pour la première fois les abus qu’elle aurait subis dans son enfance.

Malgré la prescription des faits et le classement sans suite de l’affaire en 2022, elle souhaite que son témoignage contribue à sensibiliser les autorités sur les violences sexuelles familiales. Elle revient sur une enfance marquée par la souffrance et par des abus répétés.

Un récit bouleversant

Coline Berry explique avoir vécu des viols à répétition, notamment de la part de son père, mais aussi de sa belle-mère, Jeane Manson. Elle décrit cette période comme une enfance brisée, traumatisante. Elle évoque des scènes où le sexe de son père aurait été utilisé comme un instrument, dans un contexte de viols réguliers.

Elle confie : « On m’a fait jouer, mais les jeux de l’orchestre n’étaient pas des jeux. C’était des viols, répétés, presque chaque week-end. Le sexe de mon père dans ma bouche en guise de trompette ou de flute. »

Les conséquences durables

Des années plus tard, Coline Berry porte encore les stigmates de ces abus. Elle témoigne : « Je garde encore aujourd’hui le souvenir de l’odeur, des sensations, de l’image. Des traces qui restent et qui ne s’effacent pas. »

Elle raconte avoir tenté de briser le silence dès l’âge de trois ans pour alerter sa mère. Elle explique avoir cessé de manger pour que sa mère la ramène à la maison. « J’ai tenu presque deux ans », dit-elle. Elle évoque également un épisode difficile où elle aurait reproduit sur sa mère les gestes qu’elle subissait, ce qui a conduit sa mère à la confronter. Mais la réponse de cette dernière a été de l’insulter et de la disqualifier, ce qui lui a appris que parler ne suffisait pas.

Un environnement violent dès la naissance

Coline Berry précise que la violence entourait déjà sa vie avant même sa naissance. Elle raconte que son père aurait violemment frappé sa mère, la frappant alors qu’elle était enceinte de sept mois. Elle affirme que son père lui aurait donné des coups dans le ventre, perforé un tympan, et que toute cette violence a été le contexte dans lequel elle est née. Elle insiste : « Ce n’est pas un détail. Ce n’est pas un contexte accessoire. C’est le point de départ. »

Le silence et l’emprise psychologique

Elle évoque également le silence qui règne autour de ces actes incestueux. Selon elle, cette omerta est une véritable organisation familiale. Elle confie : « Dans ma famille, ou ce que je préfère appeler le clan, le silence sur les violences est la règle, une organisation. On ne parlait pas, on ne nommait pas, on ne dénonçait pas la figure paternelle. »

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