Un Médecin du CHU de Reims Impliqué dans une affaire de corruption
Une plainte pour corruption déposée contre un médecin du CHU de Reims
Un médecin du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Reims est actuellement au cœur d’une enquête pour suspicion de corruption. Selon les révélations, il aurait entretenu des liens financiers non déclarés avec une entreprise américaine spécialisée dans les dispositifs médicaux. Le CHU a déposé une plainte contre X, et le Parquet national financier (PNF) a été saisi du dossier.
Une affaire qui dure depuis plus de dix ans
Selon des informations d’ICI Champagne Ardenne, cette affaire concerne un neuroradiologue du CHU de Reims. Le personnel hospitalier affirme avoir été victime d’« actes frauduleux » et a porté plainte. L’enquête révèle que les faits remontent à 2013 et se seraient étendus jusqu’en 2023.
Durant cette période, le médecin aurait collaboré avec une société américaine, Blockade Medical, devenue par la suite Balt USA. Il aurait testé notamment des « coils », de petits dispositifs métalliques utilisés pour traiter ou prévenir les accidents vasculaires cérébraux.
Des échanges financiers non déclarés
Des échanges entre le médecin et un consultant de l’entreprise ont été retrouvés. Ces échanges montrent que des demandes de rémunération étaient formulées en fonction du nombre de dispositifs utilisés. Des chèques auraient été versés au médecin jusqu’en 2017.
Plus de 530 000 euros non déclarés
Entre 2017 et 2023, le neuroradiologue aurait perçu plus de 530.000 euros, directement ou via une société de conseil liée à Balt. Ces sommes n’auraient pas été déclarées, ni auprès du CHU ni sur la plateforme publique Transparence Santé, qui impose la déclaration de ce type de liens financiers.
Cette affaire a été révélée suite à une enquête interne menée par la société Balt, qui a alerté le PNF en mai 2023. Une enquête préliminaire a alors été ouverte pour plusieurs infractions, dont corruption, faux et abus de biens sociaux.
À l’issue de cette procédure, la société Balt a accepté de verser une amende de plus de 1,7 million d’euros dans le cadre d’une convention judiciaire d’intérêt public.



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